42 jours aux soins intensifs et sobre depuis 2 mois : Normand Brathwaite publie une lettre qui émeut tout le Québec

Le matin du 14 avril 2026, Marie-Claude, l’épouse de Normand Brathwaite, a retrouvé son mari inconscient à la maison. Les paramédics ont été appelés en urgence, et c’est ainsi que l’animateur adoré du public québécois s’est retrouvé aux soins intensifs, dans un état critique. Ce jour-là, tout a failli basculer pour toujours.
Ce jeudi 18 juin, Normand Brathwaite a choisi de briser le silence avec une lettre personnelle transmise aux médias — un texte d’une transparence rare, signé de sa main, dans lequel il raconte sans détour ce qu’il a vécu depuis des mois dans l’ombre. Un geste de courage qui a immédiatement provoqué une vague d’émotion à travers tout le Québec.
Un combat de 42 jours, une vie transformée
Dans sa lettre, Normand Brathwaite reconnaît lutter depuis des années contre l’alcoolisme, qu’il décrit lui-même comme une maladie aux conséquences profondes sur sa santé, sa vie et celle de ses proches. À son admission à l’hôpital, les médecins ont posé un diagnostic sévère : acidocétose diabétique avec insuffisance rénale aiguë, dans un contexte de dépendance à l’alcool. Son hospitalisation a duré 42 jours, durant lesquels il a traversé plusieurs complications graves, dont des épisodes de delirium tremens. Un parcours éprouvant, soigné par des équipes médicales à Granby, à Sherbrooke et à Verdun, que l’animateur tient à remercier nominativement et chaleureusement dans sa lettre.
Ce qui frappe dans ce témoignage, c’est la place centrale qu’occupe sa femme Marie-Claude. Présente à son chevet chaque jour pendant près de six semaines, elle est décrite par Normand Brathwaite comme un pilier sans lequel il n’aurait jamais traversé cette épreuve. Ses enfants Édouard et Élizabeth, ainsi que sa belle-fille Mylène et son époux Yanick, ont également été d’un soutien constant.
La bonne nouvelle, et elle est immense : Normand Brathwaite est sobre depuis deux mois. Les médecins ne prévoient pas de séquelles physiques durables. Il prendra maintenant quelques mois de repos pour poursuivre sa thérapie — et il espère, avec une pointe d’humour bien à lui, retrouver bientôt le public de Belle et Bum.
Son courage de parler aussi ouvertement est un cadeau pour tous ceux qui luttent en silence contre la même maladie.
On lui souhaite une belle et solide guérison.
Voici l’intégralité du message transmis aux médias par Normand Brathwaite le jeudi 18 juin 2026.
«Au cours des derniers mois, je me suis absenté de la sphère publique en raison de graves problèmes de santé. Considérant le privilège que j’ai reçu à vivre avec l’amour du public depuis plus de 50 ans, je souhaite aujourd’hui ouvrir les livres et être transparent sur mon état de santé.
Je me bats depuis des années contre l’alcoolisme, une maladie qui a des conséquences néfastes non seulement sur ma santé, mais sur ma vie et celle de mes proches. Cette maladie m’aura conduit aux soins intensifs, le matin du 14 avril 2026, après que mon épouse m’ait retrouvé inconscient. Les services pré-hospitaliers d’urgence m’ont rapidement transporté au centre hospitalier où j’ai officiellement été diagnostiqué d’une acidocétose diabétique avec insuffisance rénale aiguë, dans un contexte de troubles liés à l’usage de l’alcool.
Pendant mon hospitalisation, mon état a nécessité des soins intensifs et une prise en charge médicale importante afin de traiter plusieurs complications liées à ma consommation d’alcool, notamment des périodes de délirium tremens. Après plusieurs semaines de soins, mon état s’est progressivement amélioré. Heureusement, les médecins ne prévoient pas de séquelles physiques durables. Lorsque mon état a été jugé suffisamment stable, 42 jours plus tard, j’ai pu rentrer chez moi, complètement sobre.
Je n’aurais jamais pu traverser ces difficultés sans le soutien indéfectible de mon épouse, Marie-Claude, qui était à mon chevet quotidiennement tout au long de mon hospitalisation. Je suis aussi choyé par le soutien de mes enfants Édouard et Élizabeth, ainsi que par la présence quotidienne de ma belle-fille Mylène et de son époux Yanick. De plus, je souhaite offrir mes plus sincères remerciements à tous ceux et celles qui ont successivement contribué à mes soins : les paramédics qui m’ont transporté au CH Granby; l’équipe de l’urgence de cet hôpital et le Dr Joël Favreau; l’équipe des soins intensifs médicaux du CHUS – Fleurimont et le Dr Marc-André Leclair; l’équipe de l’annexe de l’hôpital de Verdun avec les docteurs Emmanuelle Fourestié et Nicolas Demers. Je voudrais aussi souligner le travail remarquable de tous les préposés aux bénéficiaires, à l’entretien ménager, infirmières, inhalothérapeutes, physiothérapeutes, ergothérapeutes, brancardiers, techniciens, médecins, résidents qui ont croisé mon chemin et j’espère vraiment n’omettre personne. Sachez que vos soins ne seront jamais oubliés.
Le plus grand point positif qui ressort de cette expérience, c’est que je suis sobre depuis 2 mois, que je suis plus en forme et que je passe plus de temps avec mon épouse. Je prendrai quelques mois de repos afin de récupérer et poursuivre la thérapie recommandée par l’équipe de traitement des dépendances. Pour l’instant, afin de poursuivre mes démarches de rétablissement, je n’accorderai pas d’autre entrevue sur le sujet que les deux faites aujourd’hui et je remercie tous les médias pour leur compréhension. J’ai hâte de renouer avec le public de Belle et Bum.
Normand Brathwaite
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