Crise interne : l’Équipe Mario Aubé perd un autre conseiller les internautes explosent

La tourmente se poursuit au sein de l’Équipe Mario Aubé. Après le départ du conseiller de Pointe-Gatineau, Marc Carrière, jeudi, c’est désormais Michael Korhonen, conseiller de Masson-Angers, qui quitte à son tour la formation politique. À quelques jours seulement de la première séance du conseil municipal du nouveau mandat, la question se pose : que restera-t-il du parti mardi prochain ? Un départ annoncé sans explications claires M. Korhonen a confirmé sa démission vendredi matin dans un bref communiqué. Il y indique qu’il siégera dorénavant comme conseiller indépendant. Le chef Mario Aubé, lui, demeure silencieux : aucune entrevue accordée au Droit ni aux autres médias depuis lundi.

« J’ai ressenti un profond malaise sur la façon dont les choses se sont déroulées au cours des derniers jours », a-t-il déclaré, tout en réitérant son admiration pour Mario Aubé, qu’il qualifie d’honnête et droit. Les raisons exactes de son départ demeurent floues, tout comme celles évoquées la veille par Marc Carrière. M. Korhonen évoque toutefois des « aspects légaux », un « groupe qui s’est formé » et une ligne directrice qui ne correspond plus à ses valeurs. Il déplore notamment l’implication d’avocats dans les processus internes du parti.
Une crise déclenchée par le choix du conseiller désigné
Selon les informations obtenues par Le Droit, l’Équipe Mario Aubé est plongée dans une violente crise interne depuis plusieurs jours. Le cœur du conflit : la nomination du conseiller désigné, qui doit être annoncée par Mario Aubé d’ici mardi, une obligation prévue par la loi.
Le caucus recommande officiellement la nomination de Timmy Jutras, lequel serait ensuite responsable de désigner le chef de cabinet de l’opposition. Ce rôle stratégique aurait été convoité par Mario Aubé lui-même, soucieux de rester près de l’équipe qu’il a fondée. Or, une proposition déposée jeudi matin par le conseiller Jean Lessard lui offrirait plutôt un poste de « conseiller spécial » au sein du cabinet — un compromis qui semble avoir alimenté les tensions. Sans nomination d’ici mardi, l’Équipe Mario Aubé risque de perdre environ 800 000 $ destinés à la formation du cabinet de l’opposition.
Luc Chénier reste… mais dénonce la tempête
Le conseiller de Bellevue, Luc Chénier, admet avoir lui aussi envisagé de quitter le parti dans les derniers jours. Il affirme toutefois avoir choisi de rester afin d’assurer une continuité au sein de la jeune formation.
« On ne va pas démolir tout ça en trois semaines, dit-il. Les gens ont cru en nous. Oui, c’est difficile, mais on doit traverser la tempête. »
À propos du rôle futur de Mario Aubé, M. Chénier demeure prudent. Il reconnaît que le chef n’a pas été élu le 2 novembre et que la formation doit s’assurer de choisir les personnes les plus compétentes pour les postes stratégiques. Le parti, dit-il, « n’appartient pas à Mario Aubé ni à Luc Chénier, mais aux membres ». Une formation politique fragilisée Les défections successives, l’absence de communication du chef et les tensions autour du choix du conseiller désigné fragilisent gravement la stabilité et la crédibilité de l’Équipe Mario Aubé. Alors que la date limite approche, la formation doit désormais composer avec une pression immense pour se restructurer, éviter l’éclatement et préserver son accès au financement essentiel de l’opposition.



