Mathieu Bock-Côté attaque Infoman 2025 et déclenche une tempête
L’année commence à peine, mais une controverse médiatique occupe déjà une grande place dans l’espace public québécois.
Après la diffusion d’Infoman 2025, une réaction bien précise a mis le feu aux poudres. En quelques heures, les réseaux sociaux se sont remplis de prises de position tranchées, de moqueries et d’appuis appuyés. L’émission humoristique de fin d’année n’a clairement pas laissé tout le monde indifférent.
Infoman, piloté par Jean-René Dufort, demeure pourtant un rituel bien ancré. Chaque année, l’équipe revisite l’actualité avec satire et exagération assumée. Un exercice que plusieurs considèrent comme un moment pour décompresser après une année chargée.
Mais cette fois, la réception a été différente.
Peu après la diffusion, Mathieu Bock-Côté est intervenu publiquement. Pour le sociologue et chroniqueur, l’émission aurait dépassé le cadre de l’humour.
Finalement, la critique est tombée, directe et sans filtre, sur ses réseaux sociaux :
« Petite remarque en passant : qui doutera encore, après l’édition d’Infoman d’hier soir, que la radiotélévision fédérale canadienne verse dans la propagande multiculturaliste, immigrationniste et fédéraliste? »
Cette déclaration a aussitôt déclenché une tempête de réactions.
Parmi les internautes, plusieurs ont abondé dans son sens. Certains disent avoir ressenti un malaise devant ce qu’ils perçoivent comme un message politique déguisé en humour.
« C’est vrai que dans l’émission, il y a un bon segment de plusieurs minutes sur le fait que “son Québec respecte ses engagements”. Ce n’était pas de l’humour à ce moment-là. C’était de l’édito. »
D’autres vont encore plus loin
dans leur lecture :
« J’avais l’impression d’écouter une infopub du PLC. »
« Tellement… quelle complaisance avec Trudeau et Carney. C’était hallucinant. »
Mais à l’inverse, une vague tout aussi forte s’est levée pour défendre l’émission et critiquer la sortie de Bock-Côté. Pour eux, la satire n’a pas à être neutre ni consensuelle.
« On l’écoute pour rire et non pour juger. De temps à autre ça fait du bien. »
« Le manque d’humour de MBC est sidérant. Faire une lecture aussi biaisée d’une revue politique d’humour à la tv est du Trump pur jus. »
Certains ont même tourné la situation en dérision :
« Ce gars-là a tellement besoin d’une snickers. »
Entre appuis fermes et sarcasmes, le débat illustre une fracture bien réelle dans la perception des médias publics et de leur rôle. Pour une partie du public, Infoman reste un espace de liberté et de provocation nécessaire. Pour d’autres, la frontière entre humour et message idéologique semble de plus en plus mince.
Une chose est sûre : en s’attaquant à Infoman 2025, Mathieu Bock-Côté n’a pas seulement critiqué une émission. Il a ravivé une discussion profonde sur la place de l’humour politique à Radio-Canada… et sur ce que les Québécois sont prêts — ou non — à accepter sur leurs ondes publiques.


