Un ingrédient de plus dans votre lait depuis 2026 : bonne ou mauvaise nouvelle?

Depuis le 1er janvier 2026, le lait vendu au Canada contient davantage de vitamine D, un changement réglementaire important qui est pourtant passé largement sous le radar de la population.
Il ne s’agit ni d’un nouveau produit ni d’une stratégie marketing, mais bien d’une mise à jour discrète des règles fédérales encadrant l’enrichissement des aliments. Santé Canada a décidé d’augmenter — presque du double — la quantité obligatoire de vitamine D ajoutée au lait de vache et à la margarine.
Pourquoi ce changement?
La vitamine D joue un rôle essentiel dans l’absorption du calcium, la santé des os et le bon fonctionnement du système immunitaire. Or, une proportion importante de Canadiens souffre d’un apport insuffisant, particulièrement durant les mois d’hiver, lorsque l’exposition au soleil est limitée.
Plutôt que de miser uniquement sur les suppléments, les autorités ont opté pour une solution de santé publique simple et efficace : enrichir davantage un aliment déjà consommé quotidiennement par toutes les générations.
Aucun impact sur le goût ou la texture
Concrètement, rien ne change dans votre verre de lait. Le goût, la texture et l’apparence demeurent identiques. La vitamine D est ajoutée lors du processus de transformation, selon des doses strictement contrôlées, sans modifier le produit final.
La vitamine D utilisée est biologiquement identique à celle que notre peau produit naturellement sous l’effet du soleil, ce qui rassure tant sur le plan chimique que physiologique.
Une stratégie nutritionnelle élargie
Le nouveau règlement permet également :
- l’augmentation de la vitamine D dans le lait de chèvre;
- des niveaux comparables dans certaines boissons végétales enrichies;
- l’ajout volontaire de vitamine D dans des produits comme le yogourt ou le kéfir.
Cette approche s’inscrit dans la lignée d’interventions reconnues en santé publique, comme l’ajout d’iode dans le sel ou d’acide folique dans la farine, qui ont démontré leur efficacité à grande échelle.
Un petit changement… de grands bénéfices
Le lait enrichi ne règle évidemment pas tous les enjeux nutritionnels, mais il illustre une approche intelligente : améliorer la santé collective sans culpabiliser ni compliquer le quotidien des consommateurs.
Pour de nombreuses familles canadiennes, ce changement signifie simplement un apport plus stable en vitamine D, sans effort supplémentaire, sans décision à prendre… et sans même s’en rendre compte.


