
La compagnie aérienne WestJet fait vivement réagir après la mise en circulation d’avions configurés avec des sièges extrêmement rapprochés. Des images virales montrant des passagers aux genoux collés au siège de devant ont relancé le débat sur le confort – et les limites – du transport aérien à bas prix. Une nouvelle configuration qui fait grincer des dents Publiées sur Reddit, ces images prises à bord de certains appareils de WestJet montrent des rangées si serrées qu’elles donnent l’impression que les passagers voyagent en semi-position debout. La modification, déjà implantée sur environ 21 avions, vise à ajouter une rangée supplémentaire dans la cabine, au prix d’un espacement des sièges réduit à seulement 28 pouces dans certains cas (comparé à une moyenne plus courante de 30 à 32 pouces). « Le sentiment d’être coincé est pire que le manque de confort », peut-on lire parmi les nombreux commentaires en ligne. Fin des sièges inclinables : pas moyen de reculer
En plus de l’espace restreint, les passagers doivent désormais composer avec des sièges à inclinaison fixe en classe économique. WestJet justifie ce choix par une volonté de limiter les désagréments causés par les sièges qui se rabattent sur les genoux du passager arrière.
Mais pour plusieurs voyageurs, cela revient à éliminer les dernières parcelles de confort dans un vol régulier.
Réactions vives, mais WestJet défend son modèle
Face aux critiques, WestJet a publié une déclaration affirmant que cette configuration s’aligne sur les normes nord-américaines, tout en permettant de maintenir des tarifs compétitifs.
« Nos clients nous disent que des tarifs abordables sont leur priorité. Cette configuration aide à atteindre cet objectif », a indiqué la compagnie sur X.
Toutefois, la conversion prévue de nouveaux appareils a été suspendue, notamment celles qui devaient entrer en service après le 15 décembre 2025. WestJet dit vouloir analyser les commentaires et la performance de ces avions avant de poursuivre.
Le débat s’invite au Québec
Au Québec, la controverse a rebondi jusqu’aux ondes du 98.5 FM, où le professeur Frédéric Dimanche a rappelé qu’aucune loi ne régit actuellement l’espace minimum entre les sièges dans les avions canadiens.
L’experte en transport aérien Sandrine Faucher souligne de son côté que cette tendance illustre une logique de segmentation : l’espace, le confort et même la simple inclinaison deviennent des services payants, et non des éléments de base.
Un changement qui modifie les habitudes
Pour plusieurs voyageurs, cette réalité implique une nouvelle vigilance lors de l’achat de billets. Vérifier le type d’appareil, consulter le plan de cabine et choisir un siège à l’avance devient une stratégie de survie face à ces configurations.
Une tendance qui dépasse WestJet
Cette affaire illustre un phénomène plus large dans l’industrie aérienne : proposer des prix d’appel attractifs, puis facturer chaque élément de confort en supplément.
Bien que WestJet assure que toutes les modifications sont certifiées et sécuritaires, plusieurs passagers questionnent la faisabilité d’une évacuation rapide dans des rangées aussi serrées.
Conclusion : confort contre coût
Alors que la compagnie prend une pause dans sa révision de la cabine, la pression populaire semble porter ses fruits. Reste à voir si cela entraînera une amélioration concrète… ou simplement une version légèrement moins inconfortable.
En attendant, les passagers se préparent à voler… genoux dans le dos.


