Un changement discret mais puissant : La SAQ s’installe partout près de chez vous

Dans plusieurs quartiers, ça pourrait passer presque inaperçu au début.
Un petit étalage.
Quelques bouteilles.
Et pourtant, le changement pourrait être énorme pour bien du monde.
La SAQ prépare un virage qui vise directement vos habitudes du quotidien… surtout en ville.
Un nouveau modèle qui s’invite là où vous faites déjà vos courses
L’idée est simple: plutôt que d’obliger tout le monde à passer par une succursale, la SAQ veut amener une partie de son offre dans des commerces urbains.
D’ici l’été, la société d’État prévoit déployer 92 mini agences appelées Zone SAQ dans différents dépanneurs et épiceries.
Une sélection limitée… mais pensée pour “dépanner”
Ces Zones SAQ ne seront pas des mini-SAQ complètes.
On parle d’une sélection restreinte de 30 à 40 produits.
Mais le but est clair: répondre aux besoins ponctuels, quand on a besoin d’une bouteille pour un souper, une invitation ou un imprévu.
Selon la vice-présidente de l’exploitation des réseaux de vente, Isabelle Dufour, l’initiative vient d’une analyse des nouvelles habitudes de consommation au Québec, et du constat que certaines zones urbaines sont moins bien desservies par les succursales.
La révélation
Oui: la SAQ veut que vous puissiez acheter certains produits dans votre dépanneur ou votre épicerie, avec des heures d’ouverture souvent plus longues que celles des succursales.
En clair, ça veut dire un accès plus facile… surtout quand la SAQ est fermée.
Un projet déjà testé dans plusieurs villes
Le concept n’arrive pas de nulle part.
Il est testé depuis le printemps dernier dans huit établissements situés à Montréal, Laval, Longueuil, Granby et Lévis.
Et après avoir repoussé le déploiement à grande échelle à l’automne, la SAQ dit avoir tenu des consultations, notamment à cause de préoccupations liées à la santé publique et à la vente responsable.
Les inquiétudes… et les mesures promises
Le syndicat de la SAQ avait critiqué le projet, en parlant d’une forme de privatisation déguisée.
De son côté, la SAQ affirme qu’il y aura des mécanismes stricts.
Par exemple, Isabelle Dufour mentionne des tests avec des clients mineurs deux fois par année, en plus de vérifications aléatoires comme dans les succursales régulières.
La SAQ précise aussi que les commerçants choisis ont déjà de l’expérience, puisqu’ils vendent déjà de l’alcool ou du tabac.
Conclusion
Ce nouveau modèle pourrait sembler “petit” sur papier.
Mais dans la vraie vie, il pourrait changer un réflexe simple: où et quand on achète une bouteille.
Et avec 92 Zones SAQ qui s’en viennent d’ici l’été, plusieurs quartiers pourraient bientôt voir la SAQ débarquer… là où on ne l’attendait pas.


