
Claude Legault vient de vivre un moment de télé qui risque de marquer bien des gens.
Dans un univers où les entrevues sont souvent calculées et polies, Facteur A arrive avec une approche beaucoup plus directe… et parfois déstabilisante.
La série, diffusée sur ICI TÉLÉ et ICI TOU.TV, se démarque parce que ce sont des personnes autistes, âgées de 16 à 66 ans, qui mènent la discussion.
Et dès les premières minutes, on comprend que rien n’est évité.
Dans un épisode à venir, Claude Legault accepte de se prêter au jeu, mais surtout de s’ouvrir sur un sujet qu’il traîne depuis longtemps.
Derrière l’acteur reconnu pour ses rôles intenses, on découvre un homme marqué par une histoire familiale complexe.
Finalement, la discussion plonge dans une réalité plus dure: Claude Legault revient sur une relation père-fils quasi inexistante et profondément douloureuse.
Une question, posée avec une lucidité désarmante, ouvre la porte : cette distance entre lui et son père, était-ce un choix… ou une fatalité?
Sans détour, Claude Legault explique que ce n’était pas une décision consciente.
Il dit que si les choses avaient suivi le désir profond des deux, ils auraient été plus proches.
Mais il décrit un père incapable d’exprimer ses émotions, prisonnier d’un modèle de masculinité d’une autre époque, où les hommes ne parlaient pas, ne se confiaient pas et n’exprimaient jamais leur affection.

Claude Legault admet avoir ressenti beaucoup de colère, surtout à l’adolescence.
Puis, avec le temps, cette colère s’est transformée en quelque chose de plus nuancé: une compréhension douloureuse, mais réelle.
Il en est venu à réaliser que son père n’avait tout simplement pas les “outils” pour communiquer autrement.
Et certains gestes qu’il raconte frappent fort.
Claude Legault dit avoir écrit deux lettres à son père.
La première pour l’encourager à arrêter de fumer.
La seconde, beaucoup plus intime, pour lui dire qu’il l’aimait et qu’il comprenait son mutisme.
Des gestes simples, mais chargés de sens, comme une tentative de réparer quelque chose… même tardivement.
Puis vient un détail qui, à lui seul, renverse la perception.

Claude Legault raconte que sa mère lui aurait confié que chaque fois que son père le voyait à la télévision, il fondait en larmes.
Ce souvenir l’a bouleversé.
Parce qu’il lui a fait comprendre que derrière le silence se cachait peut-être une fierté immense, juste incapable de se dire.
Ce n’est pas la première fois que Claude Legault aborde ce sujet.
À l’automne dernier, il s’était déjà livré avec franchise à l’émission Pour emporter, animée par France Beaudoin.
Mais ici, dans Facteur A, le cadre est différent.
Les questions, posées sans filtre, semblent ouvrir des portes qu’on voit rarement s’ouvrir à la télévision.
Et c’est exactement ce qui rend ce témoignage aussi marquant.
Au final, ce moment rappelle quelque chose de simple, mais puissant: derrière les carrières et les visages publics, il y a souvent des histoires personnelles faites de silences, de regrets… et parfois, de compréhension qui arrive trop tard.
Un épisode qui promet d’être profondément émouvant, et qui risque de résonner chez beaucoup de téléspectateurs.
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