Tribune Tendance
En cours de lecture
Crise du logement au Québec : plus d’un locataire sur cinq peine à payer son loyer
Tribune Tendance
Tribune Tendance

Crise du logement au Québec : plus d’un locataire sur cinq peine à payer son loyer

Avatar photo
Capture decran 2026 01 29 114141 Crise du logement au Québec : plus d’un locataire sur cinq peine à payer son loyer

La crise du logement continue de frapper durement au Québec. Selon un récent sondage Léger réalisé pour l’organisme Vivre en Ville, plus d’un locataire sur cinq a éprouvé des difficultés à payer son loyer au cours de l’année 2025. À Montréal, la situation est encore plus préoccupante : un locataire sur quatre affirme avoir vécu ce type de difficulté.

Dans un communiqué publié par Vivre en Ville, l’organisme estime qu’à l’échelle du Québec, cela représenterait plus de 700 000 personnes touchées par l’insécurité financière liée au logement.

Une situation loin d’être marginale

Ce qui inquiète davantage les experts, c’est que plusieurs répondants disent avoir vécu ces difficultés à répétition, et non de façon ponctuelle. Pour Vivre en Ville, il ne s’agit plus d’un problème isolé, mais bien d’un phénomène structurel qui touche une part importante de la population.

« Ce n’est plus marginal. On parle d’une situation préoccupante qui affecte directement la qualité de vie de centaines de milliers de ménages », souligne l’organisme.

La principale cause évoquée demeure la hausse rapide des loyers.
Toujours selon les données recueillies par Léger, le loyer moyen au Québec avant le 1er juillet 2025 atteignait 1 074,80 $ par mois, comparativement à 1 001,30 $ en 2024, ce qui représente une augmentation de 7,3 % en un an.

À titre de comparaison, le loyer moyen était d’environ 926,10 $ en 2023, ce qui démontre une progression constante et marquée en seulement deux ans.

Même les travailleurs sont touchés

Contrairement à certaines idées reçues, cette précarité locative ne concerne pas uniquement les personnes sans emploi ou en situation de grande vulnérabilité. Le sondage révèle que les 35 à 54 ans sont particulièrement touchés : près du tiers des répondants de ce groupe d’âge affirment avoir eu de la difficulté à payer leur loyer au cours de la dernière année, malgré le fait qu’ils soient majoritairement actifs sur le marché du travail.

L’enquête, menée auprès de plus de 5 500 locataires à l’automne 2025, montre que même si l’offre de logements s’est légèrement améliorée dans certaines régions, l’accessibilité financière demeure un problème majeur.

Pour de nombreux ménages, le logement gruge désormais une part démesurée du budget, laissant peu de marge pour les autres dépenses essentielles comme l’alimentation, le transport ou les soins de santé.

Source : Monfric

Défiler vers le haut