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J’ai vu Melania au cinéma : une expérience aussi étrange qu’inconfortable
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J’ai vu Melania au cinéma : une expérience aussi étrange qu’inconfortable

Capture le 2026 01 31 a 02.47.46 J’ai vu Melania au cinéma : une expérience aussi étrange qu’inconfortable

Je ne pensais pas vivre ça en allant au cinéma.

Alors que tout aurait pu m’inciter à choisir un film léger ou divertissant, me voilà plutôt assis dans une salle montréalaise pour visionner Melania, un documentaire consacré à la première dame des États-Unis. Une décision professionnelle, certes, mais une expérience qui s’est rapidement révélée… déroutante.

Dès mon arrivée au cinéma Banque Scotia, l’ambiance était étrange. Peu de monde. Très peu. La salle était presque vide, ce qui donnait déjà le ton. L’excitation habituelle d’une sortie au cinéma avait laissé place à une certaine appréhension.

Avant même que le film commence, les bandes-annonces diffusées surprennent. Des films à saveur patriotique et religieuse, rarement vus dans les salles québécoises. Un malaise s’installe doucement.

Un contexte lourd à ignorer

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Le documentaire s’inscrit dans un moment politique extrêmement chargé. Pendant que le mari de Melania Trump occupe de nouveau la Maison-Blanche, le film prétend offrir un regard intime et humain sur celle qu’on présente comme une figure élégante et discrète.

Difficile, toutefois, de faire abstraction du contexte mondial et de la dimension idéologique qui plane au-dessus de l’œuvre.

LA RÉVÉLATION — Un film vide, long et profondément gênant

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Après 104 minutes, le constat est brutal : c’est l’un des pires documentaires que j’ai vus de ma vie.

La réalisation, signée Brett Ratner, est plate, sans souffle, sans point de vue clair. À part quelques images traitées en faux Super 8 et une avalanche de chansons populaires coûteuses, rien ne se démarque visuellement.

La première moitié du film montre Melania en rencontres banales avec des décorateurs, des designers et quelques figures politiques. Tout le monde semble mal à l’aise. Les échanges sont superficiels. On apprend peu, très peu.

Même le deuil de sa mère, pourtant central dans le récit, est à peine effleuré. Aucune profondeur, aucune émotion réelle.

Puis arrive la journée de l’assermentation. Là encore, presque rien de nouveau. Des images déjà vues partout… sauf peut-être Donald Trump fouillant dans son frigo en pleine nuit.

Des choix qui laissent perplexe

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La trame sonore tente constamment de créer une grandeur artificielle. Gimme Shelter, Then He Kissed Me… des choix musicaux lourds de sens, mais maladroitement utilisés.

Certaines observations frôlent même l’absurde :

  • Melania cite Michael Jackson comme artiste préféré.
  • Son père ressemble étrangement à Donald Trump.
  • Une propagande à peine voilée apparaît par moments.

Rien n’est creusé. Tout est survolé.

Une salle clairsemée… et une surprise

Ils étaient 17 spectateurs dans la salle. Parmi eux : Eugénie Lépine-Blondeau. Même cette présence inattendue n’a pas suffi à rendre l’expérience plus agréable.

Conclusion — Une expérience à oublier

Ce documentaire ne réussit ni à humaniser son sujet, ni à proposer une réflexion pertinente. Il ressemble davantage à un outil de communication qu’à une œuvre cinématographique.

Une chose est certaine : aller voir Melania au cinéma a été une expérience aussi étrange qu’inconfortable. Et pas dans le bon sens du terme.

Parfois, le grand écran ne fait pas de miracles.

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