Les partisans du CH envahissent les arénas et ça irrite

Dans les gradins, le bruit est devenu impossible à ignorer. Peu importe la ville, peu importe l’aréna, une même couleur domine de plus en plus souvent. Et cette présence massive commence sérieusement à faire grincer des dents ailleurs dans la LNH.
Depuis quelques semaines, les performances du Canadien rallument une flamme bien connue chez ses partisans. Les jeunes joueurs excitent la foule, les victoires s’accumulent et l’enthousiasme déborde largement des murs du Centre Bell. Même à l’étranger, Montréal n’est jamais vraiment seul.
Cette réalité s’est encore imposée mercredi soir à Winnipeg. Lors de la victoire de 5-1 du Canadien contre les Jets, les célèbres « Olé-Olé-Olé » ont résonné dans le Canada Life Centre, au point de transformer l’aréna adverse en terrain presque hostile pour l’équipe locale.
Finalement, la frustration est sortie au grand jour. L’entraîneur-chef des Jets, Scott Arniel, n’a pas caché son agacement après le match :
« C’était vraiment décevant. C’est probablement le pire que j’ai vu dans mes quatre années ici ce soir. C’était vraiment démoralisant »
Et Winnipeg n’est loin d’être un cas isolé. En Floride, à Buffalo, à Las Vegas et dans plusieurs villes canadiennes, les gradins se parent de bleu-blanc-rouge. Après une défaite contre Montréal, le capitaine des Sabres, Rasmus Dahlin, a lui aussi lancé un message clair :
« J’apprécie les partisans qui se déplacent, mais je ne veux pas voir autant de rouge dans le futur »
Même son de cloche plus tôt cette saison à Ottawa, où Jake Sanderson avait admis jouer trop souvent des matchs « à l’étranger à domicile », avant de revenir sur ses propos le lendemain.
Les chiffres appuient cette impression. Le Canadien affiche une excellente fiche de 16-6-7 à l’extérieur, meilleure que celle obtenue au Centre Bell. Un rendement qui s’explique en partie par ce soutien bruyant qui suit l’équipe partout et transforme l’ambiance des arénas.
Pour les joueurs du CH, cette marée humaine devient un véritable avantage émotionnel. Pour les adversaires, c’est une source de distraction et parfois de frustration. Une chose est certaine : après la pause olympique, les « Go Habs Go »risquent de continuer à résonner bien au-delà de Montréal… et à déranger encore longtemps.





