
Une vidéo publiée sur TikTok a rapidement enflammé les réseaux sociaux au Québec.
On y entend un propriétaire raconter une situation qui, selon lui, illustre à quel point le marché locatif est devenu explosif.
Mais ce n’est pas seulement le prix du logement qui fait réagir.
C’est ce qui s’est passé au moment de signer le bail.
Dans la vidéo, le créateur @noahlinvestisseur1 explique qu’il demandait le premier mois de loyer au moment de la signature, une pratique courante dans un contexte où le taux d’inoccupation avoisine les 2 % dans plusieurs villes de la province.
Le logement en question?
Un 4 et demi affiché à 3 000 $ par mois.
Selon le propriétaire, la locataire aurait mentionné qu’elle paierait “en deux shots”. Mais lorsqu’il lui demande un montant minimal pour confirmer l’entente, la situation prend une tournure inattendue.
Elle n’aurait pas les 3 000 $.
Ni 1 500 $.
Ni même une somme significative.
Toujours selon le récit partagé dans la vidéo, elle aurait affirmé n’avoir que 15 $ disponibles dans son CELI.
La réponse du propriétaire?
“Amène 15 $, on va signer le bail. Bonne journée.”
C’est à partir de ce moment que les commentaires ont explosé.
Certains internautes dénoncent immédiatement le prix du logement. Plusieurs affirment payer beaucoup moins cher pour des appartements similaires. D’autres vont plus loin et parlent carrément d’abus.
À l’inverse, certains reprochent à la locataire d’avoir signé un bail qu’elle ne pouvait pas assumer.
Entre ceux qui dénoncent la flambée des loyers et ceux qui défendent le droit des propriétaires de fixer leurs prix dans un marché compétitif, le débat illustre un Québec profondément divisé.
@noahlinvestisseur1 #investisseurimmobilier #entrepreneur #tiktok #2026 #proprietaire ♬ son original – noahlinvestisseur
En toile de fond, les chiffres donnent du poids à la controverse.
En 2026, le loyer moyen d’un 4 et demi non meublé à Montréal tourne autour de 2 200 $ par mois et dépasse facilement les 2 500 $ dans les quartiers centraux. Certaines annonces affichent même des loyers allant jusqu’à 3 500 $ pour de grands logements.
Un 4 et demi à 3 000 $ n’est donc plus totalement
exceptionnel.
Mais pour plusieurs, il demeure le symbole d’un marché devenu
difficilement accessible.
La vidéo continue d’accumuler les réactions, certains affirmant qu’il s’agit d’humour, d’autres estimant que la situation reflète une réalité bien concrète.
Une chose est certaine : le débat sur les loyers au Québec est loin d’être terminé.
- https://www.conneriesqc.com/2026/03/17/un-proprietaire-de-logements-au-quebec-explique-quune-locataire-na-pas-largent-pour-payer-3000-par-mois-pour-son-4-et-demi/


