Serge Thériault brise le silence : ce souvenir d’enfance glaçant va vous bouleverser !

Depuis plus d’une décennie, l’un des comédiens les plus chéris et adulés de la scène québécoise s’était volontairement muré dans un profond silence. Aux prises avec une dépression paralysante, celui qui a brillamment donné vie à l’inoubliable et colorée « Môman » dans la série culte La Petite Vie est finalement réapparu à travers le documentaire intimiste T’étais où Serge ?. Si le public s’attendait naturellement à l’entendre démystifier sa propre maladie, c’est en revisitant les sentiers obscurs de ses jeunes années qu’il a littéralement laissé les spectateurs sans voix. Avec une authenticité et une vulnérabilité désarmantes, l’homme derrière le personnage a accepté de lever le voile sur un environnement familial lourd de secrets, permettant de mieux comprendre les failles de l’artiste immense qu’il est devenu.
Une jeunesse marquée par l’ombre et l’absence maternelle
Bien avant de connaître les rires de la foule et la gloire sous les projecteurs, le petit Serge a dû composer avec une réalité d’une tristesse infinie à la maison. En toute transparence, l’acteur confie qu’alors qu’il n’avait que 7 ans, il regardait sa propre mère sombrer régulièrement dans le néant. Profondément affectée par des problèmes de santé mentale, elle se cloîtrait dans sa chambre pendant des semaines entières, incapable d’affronter le monde. L’enfant ne la voyait presque plus; elle ne travaillait plus et refusait de croiser le moindre regard. Grandir dans cette atmosphère, où la figure maternelle disparaissait soudainement, a inévitablement forcé le jeune garçon à s’endurcir beaucoup trop vite face à la détresse adulte.
L’instant fatidique au bord du fleuve : le geste qui a tout changé
Toutefois, le souvenir le plus troublant et percutant de son enfance implique plutôt la figure paternelle, lors d’une froide soirée d’hiver qui aurait pu basculer dans l’horreur. Dans une confidence qui donne de véritables frissons dans le dos, le comédien raconte que son père l’avait emmené marcher près des rives du fleuve Saint-Laurent. Immobiles dans un froid glacial et un silence de mort, les longues minutes s’égrenaient. Complètement frigorifié, le petit Serge a instinctivement glissé sa main gelée dans celle de son père. Ce geste innocent, d’une pureté absolue, a semblé tirer l’homme de sa torpeur. Avec le regard lucide d’aujourd’hui, l’acteur avoue l’impensable : il est convaincu que son père était là pour mettre fin à ses jours, en envisageant peut-être même de l’entraîner avec lui dans l’abîme. Un drame évité de justesse.
Malgré ce lourd bagage émotionnel, Serge Thériault a magnifiquement su transformer sa noirceur en un art lumineux qui continue d’unir les Québécois. Souhaitons de tout cœur que cette libération par la parole lui procure enfin la sérénité et la douceur qu’il a si souvent offertes aux autres.
- https://www.noovomoi.ca/en-vedette/serge-theriault-documentaire.html


