Une infection grave qui soulève des inquiétudes chez les autorités de santé

Lors d’un voyage en mer reliant l’Argentine au Cap-Vert, la situation a rapidement dégénéré : trois passagers ont perdu la vie, tandis que trois autres personnes — dont deux membres de l’équipage — souffrent actuellement de graves troubles respiratoires. Après des analyses en laboratoire, l’Organisation mondiale de la santé a confirmé que le patient admis aux soins intensifs dans un hôpital de Johannesburg est porteur d’un hantavirus. Retour sur cet agent pathogène encore méconnu.
D’après les informations préliminaires, les individus touchés auraient contracté le virus avant même de monter à bord. Néanmoins, certains indices suggèrent qu’une transmission aurait aussi pu se produire durant le voyage.
Une piste inhabituelle à l’étude en milieu maritime
Le hantavirus est généralement contracté en respirant des particules contaminées provenant de rongeurs porteurs. Les cas de transmission d’une personne à une autre demeurent extrêmement rares et encore mal documentés.
Dans ce contexte précis, l’Organisation mondiale de la santé évoque la possibilité que des contacts très étroits aient favorisé la propagation. Une hypothèse que les spécialistes examinent avec beaucoup de réserve.
Sept personnes sont actuellement concernées par la situation : deux cas ont été confirmés tandis que cinq autres demeurent à l’étude. L’un des patients, dont l’état est jugé préoccupant, a été transféré à l’hôpital hors du navire.
Les manifestations cliniques touchent surtout le système respiratoire et peuvent s’aggraver en peu de temps. Dans certaines situations, l’évolution peut être sévère, avec des issues potentiellement fatales.
Le syndrome pulmonaire associé au hantavirus présente un taux de mortalité pouvant grimper jusqu’à 40 %, et aucun traitement ciblé n’est disponible à ce jour.
Face à cette situation, les autorités de santé à l’échelle mondiale restent en alerte. L’Espagne, tout comme d’autres pays, préfère attendre des informations plus complètes avant de se prononcer.
Cet épisode souligne la complexité de gérer des infections peu fréquentes dans un environnement clos. Les résultats des examens à venir seront déterminants pour établir s’il y a eu, ou non, une contagion entre individus.
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