Un malaise du pilote entraîne le déroutement d’un avion d’Air Canada

Mercredi en fin d’après-midi, 61 personnes montaient à bord d’un vol d’Air Canada sans se douter que leur trajet ne se déroulerait pas comme prévu.
Le vol AC7664 venait de quitter Newark, au New Jersey, peu avant 13 h. Destination : Halifax. Tout semblait normal. Mais environ 30 minutes après le décollage, quelque chose s’est produit dans le cockpit. Le commandant de bord a été frappé d’un malaise, l’obligeant à quitter ses commandes. À des milliers de pieds d’altitude, avec une soixantaine de passagers à bord, le copilote s’est retrouvé seul aux manettes.
Ce moment — celui où tout repose sur une seule paire de mains — est précisément celui pour lequel les pilotes sont entraînés toute leur carrière.
Un sang-froid exemplaire, un atterrissage sans accroc
Sans perdre de temps, le copilote a pris la décision de dérouter l’appareil vers l’aéroport international Logan de Boston, le plus proche et le mieux équipé pour accueillir une situation d’urgence. La piste 27 a été temporairement réservée à son arrivée, les autres équipages avisés de possibles délais. Sur le tarmac, les pompiers de Massport et les équipes médicales d’urgence attendaient déjà.
L’avion s’est posé sans incident, environ une heure après son décollage — bien avant l’heure d’arrivée prévue à Halifax. Aucun passager n’a été blessé. Le commandant de bord a immédiatement été pris en charge par les services médicaux. Air Canada n’a pas communiqué sur son état de santé, invoquant le respect de sa vie privée.
L’appareil en cause est un De Havilland Q400, exploité par PAL Airlines pour le compte d’Air Canada. La compagnie a tenu à rappeler que ses pilotes sont formés pour faire atterrir un avion de façon sécuritaire en solo si la situation l’exige — et que les protocoles ont été respectés à la lettre tout au long de l’intervention.
Un appareil d’Air Canada à dû être dérouté https://t.co/KS1aVykI6r
— Noovo Info (@NoovoInfo) June 25, 2026
Des solutions de transport ont été offertes aux voyageurs pour leur permettre de rejoindre Halifax par d’autres moyens.
Une urgence médicale, un cockpit à gérer seul, 61 vies entre les mains. Et un dénouement sans victimes, grâce à la formation, au calme et au professionnalisme de l’équipage. Ce genre de scénario rappelle, plus que tout discours, pourquoi ces hommes et ces femmes méritent toute notre confiance.
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