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Karine St-Michel trouve la force de raconter les jours les plus douloureux de sa vie
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Karine St-Michel trouve la force de raconter les jours les plus douloureux de sa vie

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Karine St-Michel traverse actuellement une épreuve d’une immense douleur. Quelques jours après avoir annoncé le décès de son bébé Charles, elle a repris la parole afin de raconter une partie des événements vécus avec son conjoint.

La créatrice de contenu ne cherche pas à cacher la profondeur de son chagrin. Son nouveau témoignage permet plutôt de comprendre la réalité brutale du deuil périnatal et le vide laissé par un enfant attendu avec énormément d’amour.

Karine St-Michel et son amoureux ont appris un dimanche après-midi que le cœur de leur bébé avait cessé de battre. L’accouchement a été provoqué le soir même. Charles est finalement né le mardi 1er septembre 2026, à 20 h 54. Il pesait sept livres et mesurait 52 centimètres.

Une douloureuse histoire qui frappe deux générations

Dans son message, Karine révèle que sa propre mère a autrefois traversé une épreuve semblable. La jeune maman n’aurait jamais imaginé que cette tragédie puisse toucher deux générations d’une même famille.

Elle décrit aussi le sentiment d’avoir soudainement perdu confiance en son propre corps. Après une grossesse qui se déroulait sans complications et un bébé qui semblait en bonne santé, rien ne pouvait préparer les parents à une telle issue.

Au moment de mettre Charles au monde, Karine était blottie contre son conjoint. Elle souligne toute la détresse de cet homme qui aurait voulu pouvoir sauver leur fils, tout en le décrivant comme un père profondément aimant.

Malgré sa propre souffrance, Karine St-Michel a tenu à remercier le personnel du CHUM de Montréal. Elle se dit reconnaissante de l’humanité et du respect démontrés envers Charles et sa famille pendant ces heures particulièrement éprouvantes.

 

 

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Une publication partagée par KARINE (@karinestmichel_)

 

Le 1er septembre 2026, je suis devenue une mère orpheline.

Le risque de perdre un bébé sans anomalie, en parfaite santé, à la suite d’une grossesse sans complications, à quelques jours de sa naissance, est d’environ 0,02 %.
Ça correspond à moins de 90 naissances au Canada par année.

C’est arrivé à ma mère. Ça vient de m’arriver.

Jamais je n’aurais pensé que la foudre pouvait frapper au même endroit deux fois. Jamais je n’aurais pensé que mon corps me trahirait violemment, à quelques jours de la ligne d’arrivée. Jamais je n’aurais pensé que mon cœur battrait et pas celui de mon bébé. Jamais je n’aurais pensé que mon corps ne serait plus synonyme de sécurité pour l’humain que j’aime le plus au monde. Jamais je n’aurais pensé qu’il était humainement possible d’avoir aussi mal. Mal à toutes les cellules de mon corps.

Chaque partie de moi pleure la mort de mon bébé que j’aime et que j’ai désiré profondément dès la première seconde. Chaque particule de mon être veut le prendre, le toucher, le bercer, l’embrasser, le regarder. Je voulais tout de lui, tout.

J’ai accouché dans les bras de mon amoureux, collée contre lui. Il aurait échangé sa vie pour que son bébé vive. Charles a le meilleur papa du monde.

Je devais donner la vie, mais j’ai donné la mort. -Karine St-Michel

En partageant son histoire, elle met également en lumière une réalité vécue par plusieurs parents dans le silence. Son témoignage rappelle que le deuil périnatal mérite d’être accueilli sans jugement, avec patience, douceur et compassion.

Karine et ses proches avaient d’abord demandé du temps et de l’intimité afin de traverser cette période. Depuis l’annonce du décès de Charles, de très nombreux messages de soutien leur ont été adressés.

Même au cœur de cette épreuve, une chose demeure évidente : Charles aura été profondément désiré et aimé. Les paroles de ses parents permettent aujourd’hui de préserver sa mémoire avec toute la tendresse qu’il mérite.

Source :
  • https://www.conneriesqc.com/2026/09/08/karine-st-michel-se-vide-le-coeur-quelques-jours-apres-le-deces-de-son-enfant
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