
La tournée d’Olivier Primeau pour la CAQ devait permettre au parti de parler directement aux entrepreneurs québécois. À bord de sa « Primeau Mobile », l’homme d’affaires rencontre des propriétaires de PME pendant que Christine Fréchette mène sa propre campagne. Une façon pour la formation politique de rejoindre des gens qu’elle souhaite convaincre avant le scrutin du 5 octobre.
Mais les propos récents de Primeau ont déplacé l’attention. Sur les réseaux sociaux, il a expliqué que ses convictions sont conservatrices. S’il n’y avait pas la possibilité d’un référendum sur la souveraineté, il préférerait voter pour le parti d’Éric Duhaime. Il affirme néanmoins qu’il choisira la CAQ, par stratégie.
Un contrat qui revient au centre de la discussion
Cette déclaration fait reparler de l’entente conclue pour sa tournée. La CAQ paie Olivier Primeau 20 000 $ pour ses services durant la campagne. Le montant était connu depuis le début de septembre, mais sa prise de position amène maintenant plusieurs personnes à regarder ce contrat sous un autre angle.
Primeau a dit qu’il comptait remettre cette somme à des œuvres caritatives. Il s’agit de son intention annoncée; rien dans les informations disponibles ne permet d’affirmer que le don a déjà été fait. Le paiement provient du parti pour une activité électorale, et non d’un salaire versé par le gouvernement du Québec.
La situation peut surprendre, mais Primeau ne cache pas son raisonnement. Il dit partager les idées conservatrices tout en préférant, cette fois, voter pour la CAQ afin d’éviter un référendum. Son appui au parti de Christine Fréchette repose donc sur ce choix électoral précis, plutôt que sur une adhésion à toutes ses positions.
Pour la CAQ, la question est de savoir comment les électeurs recevront ce message. Un homme payé pour faire campagne avec elle dit ouvertement qu’un autre parti correspond davantage à ses convictions. Pour Primeau, les deux positions peuvent coexister. Les Québécois pourront se faire leur propre idée de cette alliance d’ici le jour du vote.
Pour la CAQ, la question est de savoir comment les électeurs recevront ce message. Un homme payé pour faire campagne avec elle dit ouvertement qu’un autre parti correspond davantage à ses convictions. Pour Primeau, les deux positions peuvent coexister. Les Québécois pourront se faire leur propre idée de cette alliance d’ici le jour du vote.
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