Ruba Ghazal réagit après la controverse du keffieh à l’Assemblée nationale
Par R.
Deffo
octobre 22, 2026

La cérémonie d’assermentation des députés de Québec solidaire
à l’Assemblée nationale ce mardi a rapidement tourné à la tempête
politique. En entrant dans l’enceinte parlementaire comme cheffe
parlementaire, Ruba Ghazal a aperçu l’ancienne co-porte-parole
Manon Massé qui portait un keffieh autour du cou. Prise par
l’émotion, la députée de Mercier s’est empressée de l’enlacer avant
de saisir le foulard traditionnel palestinien et de le brandir
devant les caméras, déclenchant instantanément une vive controverse
à travers la province.
« Un élan d’intuition d’une femme d’ici et d’ailleurs »
Au lendemain de cette scène qui a fait le tour des réseaux
sociaux, Ruba Ghazal s’est confiée avec une sincérité désarmante au
micro de Patrick Lagacé à Lagacé le matin sur les ondes du 98,5
FM. Née à Beyrouth dans une famille de réfugiés palestiniens et
arrivée au Québec à l’âge de 10 ans sans parler un mot de français,
la députée a défendu la spontanéité de son geste.
« Je suis une femme intuitive, je suis une femme vraie. Je suis 100 % québécoise, 100 % palestinienne. J’ai deux nations, pas de pays. Je veux avoir mon pays du Québec, et la Palestine sera toujours dans mon cœur », a-t-elle déclaré avec émotion.
Pétition de démission et tollé politique
Malgré ses explications, la polémique a pris une ampleur
considérable. Une pétition réclamant sa démission a rapidement
dépassé les 9 500 signatures sur Change.org, jugeant le geste
inapproprié pour une institution officielle. Du côté des
adversaires politiques, Éric Duhaime a réagi avec véhémence,
promettant que ses élus seraient assermentés « sans serment au roi,
en français et sans foulard palestinien ». Patrick Lagacé et
plusieurs analystes ont néanmoins tenu à rappeler en ondes que le
keffieh constitue une coiffe traditionnelle culturelle et non un
symbole religieux, témoignant de la complexité des débats qui
entourent cette assermentation historique.
SONDAGE
Que
pensez-vous du geste de Ruba Ghazal qui a brandi le keffieh de
Manon Massé lors de son assermentation à l’Assemblée nationale
?
-
C’était un moment d’émotion spontané et authentique qui reflète magnifiquement son parcours personnel.
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C’était une action inappropriée qui n’avait pas sa place dans le cadre solennel d’une institution démocratique.
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Je comprends ses explications, mais ce genre de geste risque malheureusement d’alimenter inutilement les divisions.
Source :
- https://www.mondedestars.com/nouvelles/ruba-ghazal-sexplique-apres-la-controverse-du-keffieh-a-lassemblee-nationale


