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Ruba Ghazal réagit après la controverse du keffieh à l’Assemblée nationale
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Ruba Ghazal réagit après la controverse du keffieh à l’Assemblée nationale

images 7 Ruba Ghazal réagit après la controverse du keffieh à l’Assemblée nationale
La cérémonie d’assermentation des députés de Québec solidaire à l’Assemblée nationale ce mardi a rapidement tourné à la tempête politique. En entrant dans l’enceinte parlementaire comme cheffe parlementaire, Ruba Ghazal a aperçu l’ancienne co-porte-parole Manon Massé qui portait un keffieh autour du cou. Prise par l’émotion, la députée de Mercier s’est empressée de l’enlacer avant de saisir le foulard traditionnel palestinien et de le brandir devant les caméras, déclenchant instantanément une vive controverse à travers la province.

« Un élan d’intuition d’une femme d’ici et d’ailleurs »

Au lendemain de cette scène qui a fait le tour des réseaux sociaux, Ruba Ghazal s’est confiée avec une sincérité désarmante au micro de Patrick Lagacé à Lagacé le matin sur les ondes du 98,5 FM. Née à Beyrouth dans une famille de réfugiés palestiniens et arrivée au Québec à l’âge de 10 ans sans parler un mot de français, la députée a défendu la spontanéité de son geste.
« Je suis une femme intuitive, je suis une femme vraie. Je suis 100 % québécoise, 100 % palestinienne. J’ai deux nations, pas de pays. Je veux avoir mon pays du Québec, et la Palestine sera toujours dans mon cœur », a-t-elle déclaré avec émotion.

Pétition de démission et tollé politique

Malgré ses explications, la polémique a pris une ampleur considérable. Une pétition réclamant sa démission a rapidement dépassé les 9 500 signatures sur Change.org, jugeant le geste inapproprié pour une institution officielle. Du côté des adversaires politiques, Éric Duhaime a réagi avec véhémence, promettant que ses élus seraient assermentés « sans serment au roi, en français et sans foulard palestinien ». Patrick Lagacé et plusieurs analystes ont néanmoins tenu à rappeler en ondes que le keffieh constitue une coiffe traditionnelle culturelle et non un symbole religieux, témoignant de la complexité des débats qui entourent cette assermentation historique.

SONDAGE

Que pensez-vous du geste de Ruba Ghazal qui a brandi le keffieh de Manon Massé lors de son assermentation à l’Assemblée nationale ?
  • C’était un moment d’émotion spontané et authentique qui reflète magnifiquement son parcours personnel.
  • C’était une action inappropriée qui n’avait pas sa place dans le cadre solennel d’une institution démocratique.
  • Je comprends ses explications, mais ce genre de geste risque malheureusement d’alimenter inutilement les divisions.
Source :
  • https://www.mondedestars.com/nouvelles/ruba-ghazal-sexplique-apres-la-controverse-du-keffieh-a-lassemblee-nationale
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