
Aux États-Unis, une règle non écrite veut que le parti du président perde du terrain à mi-mandat. La question n’était donc pas de savoir si les républicains perdraient des sièges, mais combien.
Selon l’analyse de Radio-Canada, la réponse est claire : les démocrates ont pris la majorité à la fois à la Chambre des représentants et au Sénat. Même dans des États habituellement républicains, le parti de Donald Trump a obtenu des marges réduites.
Ce que les républicains avaient tenté
Les républicains n’ont pas ménagé leurs efforts. Dans plusieurs États, ils ont redécoupé la carte électorale, avec des effets mitigés. Des centaines de millions de dollars ont été investis dans les États clés. Et la promesse de 5 000 $ par citoyen en cas de victoire n’a pas eu l’effet escompté, selon l’analyse.
Le président a participé à une trentaine de rassemblements en autant de jours. Il a demandé aux électeurs d’agir comme si son nom figurait sur le bulletin. Radio-Canada estime toutefois que sa présence a pu nuire à ses candidats plus qu’elle ne les a aidés.
Parmi les résultats cités : une victoire démocrate historique au Texas, un État habituellement très républicain, et une autre en Iowa, où Josh Turek l’a emporté sur Ashley Hinson.
Et maintenant? Avec leurs nouvelles majorités, les démocrates pourront bloquer des initiatives législatives, peser sur les négociations budgétaires et refuser certaines nominations, dont celles de juges. Ils pourront aussi mener des enquêtes et convoquer des témoins.
Mais il y a des limites. Le président peut continuer de signer des décrets, et il dispose d’un droit de veto qu’il a dit vouloir utiliser.
La réaction de Donald Trump est venue sur Truth Social : son nom n’était pas sur le bulletin, et s’il l’avait été, il aurait gagné dans un raz-de-marée. Selon Radio-Canada, il ne semble pas contester les résultats.
Pour 2028, l’analyse invite à la prudence. Un succès à mi-mandat ne garantit pas une victoire à la présidentielle. Les sondages suggèrent que les électeurs ont rejeté les républicains plus qu’ils n’ont embrassé les démocrates, qui présentent d’ailleurs des candidats très variés, du centre à la gauche. Chez les républicains, Trump a admis qu’il ne pourrait pas se représenter.
Quoi qu’il en soit, les électeurs se sont exprimés, et le processus démocratique suit son cours.
- https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2298141/elections-mi-mandat-etats-unis-trump-analyse


