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À quoi s’attendre pour l’été 2024? Découvrez-le ici
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À quoi s’attendre pour l’été 2024? Découvrez-le ici

Sarah Saint-Pierre
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À quoi s’attendre pour l’été 2024 après un hiver particulièrement doux? La question est sur toutes les lèvres. Pour y répondre, il faut plonger dans les archives météorologiques et analyser les tendances. Réjean Ouimet, un expert en météorologie, nous offre un éclairage basé sur les données historiques et les particularités régionales.

L’hiver 2023-2024 s’est classé parmi les plus cléments depuis les débuts des relevés. Cela pourrait-il présager un été particulièrement chaud? Historiquement, les données de Montréal depuis 1942 montrent que sur les 30 hivers les moins rigoureux, 19 ont été suivis par des étés plus chauds que la moyenne.

Toutefois, seulement six de ces étés ont montré des écarts de température similaires à ceux de l’hiver. Selon Réjean Ouimet, « dans l’imaginaire collectif, il y a une impression que les saisons fonctionnent en contradiction. Par exemple, si l’hiver n’est pas trop difficile à vivre, l’été pourrait être désastreux. Depuis 1942, si on prend les 30 hivers les moins froids à Montréal, à 19 reprises les étés suivants ont été plus chauds que de coutume. Sauf que dans seulement 6 cas l’écart à la normale a été comparable entre l’hiver et l’été. »

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Capture d’écran Météomédia

 

Plus précisément, lorsqu’on examine les dix hivers les plus doux à Montréal depuis 1942, il apparaît que neuf de ces occasions ont été suivies d’un été chaud. « Si l’on prend les 10 hivers les plus doux à Montréal depuis 1942, neuf fois les étés ont été chauds », confirme Réjean Ouimet. Cette constance suggère que les facteurs qui influencent un hiver doux tendent à persister, affectant ainsi l’été qui suit.

 

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Capture d’écran Météomédia

Néanmoins, la réalité peut différer d’une région à l’autre. Par exemple, dans le sud, le centre, l’est et le nord-ouest du Québec, les étés suivant les hivers doux n’ont pas toujours compté parmi les plus chauds. Comme l’explique Réjean Ouimet, « À la suite des hivers les plus doux, que ce soit à Montréal, à Québec ou à Gaspé, les étés ont été plutôt normaux en température.

À Val D’Or, l’été 2016 a été plus chaud que la normale. Mais il n’a pas été record. Durant le même été à Québec, ce fut plutôt normal. Toutefois, les conditions générales (chaleur et beau temps) lors des étés en question ont été plus agréables que lors de plusieurs étés normaux. »

Un autre élément à prendre en compte est la fin du cycle El Niño en 2017, un phénomène qui pourrait se reproduire en 2024. Cela représente une variable qui pourrait modifier les attentes habituelles.

En conclusion, bien que les hivers doux aient souvent été suivis par des étés chauds, il existe des exceptions et des variations selon les régions. Les prévisions pour l’été 2024 doivent donc être prises avec une certaine prudence, en tenant compte des facteurs locaux et des anomalies possibles. Reste à voir si les températures de cet été seront aussi surprenantes que certains le prédisent.

 

Source: Météomédia et Pigeonqc

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