Alzheimer: une étude relance une hypothèse troublante des personnes âgées de 60 ans au cœur d’une alerte

Une étude britannique vient de relancer une inquiétude qu’on croyait impensable autour de la maladie d’Alzheimer.
Dans le milieu médical, l’annonce a créé un mélange de curiosité et de malaise.
Parce qu’elle touche à quelque chose de très sensible: la possibilité qu’un traitement du passé ait pu laisser une trace… des décennies plus tard.
Une série de cas qui intrigue
Les chercheurs se sont penchés sur huit patients qui, au départ, ne semblaient pas avoir grand-chose en commun.
Pas de lien évident, pas d’histoire médicale identique, rien qui saute aux yeux.
Sauf un détail précis, enfoui dans leur passé.
Une pratique des années 1980 refait surface

Dans les années 1980, ces patients ont reçu une hormone de croissance extractive.
À l’époque, c’était une pratique courante pour des personnes cherchant à augmenter leur taille.
Cette hormone était extraite de la glande hypophysaire de cadavres humains, une méthode aujourd’hui interdite en raison des risques associés.
La révélation au cœur de l’étude

C’est ici que l’étude, publiée dans Nature Medicine, devient troublante.
Les chercheurs avancent que cette hormone de croissance extractive pourrait avoir joué un rôle dans une forme de transmission iatrogénique — c’est-à-dire liée à un traitement médical.
Selon l’hypothèse présentée, une protéine infectieuse connue sous le nom de prion pourrait être impliquée, un mécanisme déjà associé à des maladies dégénératives comme la maladie de Creutzfeldt-Jakob.
L’étude évoque aussi l’accumulation de protéines β-amyloïde, un marqueur caractéristique de la maladie d’Alzheimer, compatible avec cette piste de transmission par un produit médical.
Ce que les chercheurs veulent clarifier

Même si l’idée peut sembler alarmante, les auteurs insistent sur un point majeur: si ce phénomène existe, il pourrait être rare.
Ils précisent également qu’il n’y a actuellement aucune preuve que des dépôts de bêta-amyloïde puissent se transmettre dans les activités quotidiennes normales entre individus.
Autrement dit, rien dans ces résultats ne suggère une contagion “de tous les jours”.
Pourquoi cette étude fait autant réagir
Cette recherche met surtout en lumière un angle peu discuté: les risques de transmissions accidentelles via certaines procédures médicales ou substances utilisées autrefois.
Elle rappelle aussi que certaines pratiques, jugées acceptables à une époque, peuvent révéler des conséquences inattendues avec le recul.
Pour la communauté scientifique, c’est une piste qui ouvre la porte à de nouvelles recherches, afin de mieux comprendre ce qui s’est réellement passé… et de renforcer encore les précautions autour de la sécurité médicale.


