
Mardi matin, le réveil a été brutal pour la petite communauté de Lac-Drolet, en Estrie. Après près d’un siècle d’existence, l’usine originale des bottes Royer fermera définitivement ses portes au mois d’avril prochain, mettant fin à un pan majeur de l’histoire locale.
Fondée en 1934 par Louis-Philippe Royer, l’entreprise est bien plus qu’une usine dans la MRC du Granit : elle est un symbole identitaire, un moteur économique et une fierté régionale. La décision de licencier les 47 employés de cette usine historique est décrite comme un geste « crève-cœur » par le président actuel, Simon La Rochelle.
Ce n’est pas le manque de commandes, mais le manque de bras
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas la demande qui a forcé la fermeture, mais bien l’impossibilité de recruter suffisamment de main-d’œuvre qualifiée. Malgré les efforts de formation, l’entreprise n’arrive plus à attirer des travailleurs capables de tailler et coudre le cuir, un savoir-faire devenu rare.
En 2010, l’usine produisait environ 500 paires de bottes par jour. Aujourd’hui, ce chiffre est tombé à 125, faisant exploser les coûts fixes de production : de 15 $ par paire à près de 60 $.
La comparaison est brutale : pendant qu’un employé est payé environ 25 $/heure au Québec, la même tâche coûte 1,50 $/heure au Bangladesh. Une réalité économique impossible à ignorer.
Une consolidation pour survivre
La production ne sera toutefois pas délocalisée en Asie. Elle sera transférée vers les usines de Sherbrooke et Magog, où le recrutement est plus accessible. Cette consolidation vise à préserver la santé financière de l’entreprise et à maintenir ses contrats majeurs, notamment avec la GRC et la Sûreté du Québec.
Par ailleurs, Royer a choisi de se retirer du marché américain, jugé trop compétitif face aux produits chinois à bas prix. La direction préfère désormais tourner son regard vers l’Europe, misant sur la qualité et le savoir-faire québécois pour s’y tailler une place.
Un vide immense pour Lac-Drolet
Pour les résidents, la fermeture de l’usine représente bien plus qu’une perte d’emplois. C’est l’héritage du barbier-cordonnier du village qui s’éteint, un morceau d’âme collective qui disparaît.
Perdre une entreprise centenaire, c’est comme perdre un membre de la famille. À Lac-Drolet, le silence laissé par l’usine Royer résonnera longtemps.
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