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Benoît Dutrizac démolit le Bye Bye 2025 et s’attaque frontalement à un sketch jugé « vide et complaisant »
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Benoît Dutrizac démolit le Bye Bye 2025 et s’attaque frontalement à un sketch jugé « vide et complaisant »

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Capture decran 2026 01 06 165403 Benoît Dutrizac démolit le Bye Bye 2025 et s’attaque frontalement à un sketch jugé « vide et complaisant »

L’animateur et chroniqueur Benoît Dutrizac n’a pas commencé l’année 2026 en douceur. Dans une sortie particulièrement acerbe, il a livré une critique sans détour du Bye Bye 2025, estimant que l’émission phare de fin d’année de Radio-Canada a complètement manqué sa cible.

Selon lui, la traditionnelle grand-messe télévisuelle s’est transformée en un spectacle consensuel, frileux et déconnecté des véritables préoccupations des Québécois. Il reproche à l’équipe du Bye Bye d’avoir privilégié un humour facile et inoffensif, incapable de provoquer une réelle réflexion collective.

Le sketch « Gros cochon sale » pointé du doigt

Parmi tous les segments diffusés, un sketch a particulièrement fait bondir Dutrizac : « Gros cochon sale ». Il le décrit comme l’incarnation même d’un humour paresseux, reposant sur la caricature grossière et l’attaque gratuite, sans profondeur ni nuance.

Pour le chroniqueur, ce numéro illustre une volonté claire de ne pas déranger, de flatter le public plutôt que de le confronter. Résultat : une satire édulcorée qui, selon lui, vide complètement l’exercice humoristique de sa raison d’être.

Une satire jugée indigne du contexte actuel

L’un des éléments les plus sévèrement critiqués par Benoît Dutrizac est le décalage entre la légèreté des sketches et la gravité des enjeux sociaux actuels. Il rappelle que le Québec fait face à des crises majeures, notamment en matière de logement, d’endettement et d’immigration, et estime que ces sujets ont été traités de façon superficielle, voire insignifiante.

À ses yeux, tourner les politiciens en dérision sans substance revient à désamorcer toute critique réelle, ce qui est particulièrement problématique pour un média public censé stimuler le débat et l’esprit critique des citoyens.

Budgets, transparence et flèches contre Infoman

Au-delà du contenu humoristique, Dutrizac soulève aussi des questions sur la gestion et les budgets de production du Bye Bye. Il dénonce un manque de transparence entourant les dépenses et parle d’une inflation budgétaire difficile à justifier au regard du résultat final.

Il n’épargne pas non plus Jean-René Dufort, évoquant une certaine « mollesse » dans le traitement médiatique et une perte de mordant généralisée dans le paysage télévisuel québécois.

 

Un appel clair à un virage radical

En conclusion, Benoît Dutrizac lance un appel sans équivoque au renouveau. Il souhaite que le Bye Bye abandonne définitivement le ton « niannian » pour renouer avec un humour plus incisif, plus intelligent et plus audacieux, capable de respecter l’intelligence du public.

Pour résumer sa pensée, il compare le Bye Bye à un miroir déformant, qui refuse désormais de montrer les vraies cicatrices de la société québécoise, préférant appliquer un filtre flatteur là où une analyse franche et courageuse serait pourtant nécessaire.

Le sketch « Gros cochon sale », désormais au cœur de la controverse, cristallise ainsi un malaise plus large : celui d’un Bye Bye qui, selon Dutrizac, a cessé de déranger… et donc d’être pertinent.

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