
C’est un constat dévastateur et une véritable onde de choc qui secouent l’industrie culturelle de la province, alors qu’un rapport officiel met à nu un désintérêt historique du public québécois envers la musique francophone !
C’est une claque d’une violence inouïe pour la scène
artistique d’ici. Selon le tout dernier rapport intitulé
L’exception
québécoise, publié par le commissaire à la langue française
Benoît Dubreuil, le Québec s’illustre de la pire des manières à
l’échelle internationale : la province se classe au tout dernier
rang des 26 nations non anglophones étudiées quant à la part de
musique écoutée dans sa propre langue sur les plateformes
numériques comme Spotify, Amazon Music et Tidal.
Le Québec sur une « planète à part » loin de la francophonie
Avec un famélique 12 % d’écoutes réservées à la musique en
français, le Québec se retrouve dépassé par de tout petits marchés
comme la Norvège (16 %), l’Islande (19 %) ou les Pays-Bas (19 %),
et s’affiche à des années-lumière de pays comme l’Espagne (66 %) ou
la France (45 %). Pire encore, le rapport colligeant les données de
Luminate Data révèle qu’aucun artiste canadien chantant en français
ne figurait au top 10 des artistes les plus écoutés en 2022, 2024
et 2025 — la seule exception récente étant l’année 2023, marquée
par l’élan de sympathie entourant le décès tragique de Karl
Tremblay des Cowboys Fringants.
« C’est comme s’il y avait une francophonie européenne où le marché est complètement intégré, avec le Québec à côté, qui est sur une planète à part », a déploré Benoît Dubreuil, étonné par la déconnexion totale entre les mélomanes d’ici et les succès rap ou pop européens.
Blocage identitaire ou faille majeure des algorithmes ?
Pour expliquer cet effondrement, le rapport avance la
suprématie de la culture américaine (qui accapare plus de 40 % des
écoutes au Québec), mais soulève également un point hautement
controversé : la « charge identitaire » associée à la musique
québécoise, qui agirait comme un repoussoir chez ceux qui ne
s’identifient pas au nationalisme québécois. Une hypothèse vivement
rejetée par la directrice générale de l’ADISQ, Eve Paré, qui pointe
plutôt du doigt le manque criant de découvrabilité et la force de
frappe des algorithmes anglophones. Face à ce péril culturel, la
mise en œuvre de la Loi sur la découvrabilité apparaît plus critique que
jamais.
SONDAGE
Selon vous,
quelle est la raison principale pour laquelle la musique
francophone est de plus en plus boudée par les Québécois sur les
plateformes d’écoute en continu ?
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Les algorithmes de Spotify et d’Apple privilégient massivement la musique américaine et anglophone.
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L’offre de musique francophone d’ici manque de variété pour rejoindre les plus jeunes (rap, pop urbaine).
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L’omniprésence de la langue anglaise et de la culture populaire américaine dans notre quotidien.
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La musique québécoise véhicule une charge identitaire qui ne rejoint plus toute la population.
Source :
- https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2292612/quebec-ecoute-musique-nationale-comparaison-europe


