
Invité cette semaine au balado Ouvre ton jeu, animé par Marie-Claude Barrette, Dany Turcotte s’est livré avec une rare franchise sur l’un des chapitres les plus marquants — et les plus douloureux — de sa carrière : son départ de Tout le monde en parle. Dans une discussion empreinte de lucidité et de vulnérabilité, l’ancien fou du roi est revenu sur les raisons profondes qui l’ont mené à quitter l’émission après près de 18 ans à l’antenne. Dix-sept ans et demi… jusqu’à l’épuisement Dany Turcotte explique qu’après toutes ces années passées sur le plateau, il était arrivé à un point de rupture psychologique. Les débats intenses, les controverses répétées et la pression médiatique constante avaient fini par l’user profondément. Avec le recul, il admet aujourd’hui que ses deux dernières saisons étaient probablement de trop.
Non pas par manque d’amour pour l’émission ou pour son équipe, mais parce qu’il n’était plus dans l’état mental nécessaire pour occuper un rôle aussi exigeant. Il confie avoir perdu peu à peu la confiance et la spontanéité qui faisaient autrefois sa force.
La loyauté qui empêche de partir
Un élément central de son témoignage concerne sa loyauté envers l’équipe. Dany Turcotte se décrit comme un véritable « gars de gang », incapable de quitter tant qu’il sentait que les autres avaient encore besoin de lui. Cette fidélité, bien intentionnée, s’est toutefois retournée contre lui. Il reconnaît aujourd’hui qu’il aurait dû écouter les signaux d’alarme plus tôt, avant que l’épuisement ne s’installe durablement.
La peur constante de la controverse
L’un des passages les plus marquants de l’entrevue concerne l’angoisse qu’il ressentait en ondes. Assis sur son célèbre petit banc, il vivait dans la crainte permanente que la moindre phrase déclenche une nouvelle tempête médiatique. Cette peur omniprésente paralysait sa créativité et transformait son rôle en source de stress plutôt qu’en terrain de jeu humoristique. La pandémie comme point de rupture La pandémie de COVID-19 a amplifié un malaise déjà bien installé. L’absence de public a complètement changé la dynamique de l’émission. Sans rires ni réactions, Dany Turcotte explique que son rôle perdait tout son sens. Il confie d’ailleurs qu’il est incapable de revoir ces épisodes aujourd’hui. Se revoir sur le plateau raviverait un traumatisme encore trop vif, associé à un profond malaise intérieur.
Une angoisse qui montait toute la semaine
À l’approche de chaque émission, l’anxiété prenait progressivement toute la place. Dès le milieu de la semaine, les pensées négatives s’accumulaient : sentiment d’incompétence, perte de confiance, idées sombres. Les nuits devenaient difficiles, parfois blanches, alors qu’il devait malgré tout apparaître en ondes le dimanche en donnant l’impression que tout allait bien.
Il avoue qu’il aurait parfois voulu simplement dire que ça n’allait pas, mais que le cadre télévisuel rendait cette honnêteté impossible.
Un témoignage profondément humain
En se livrant ainsi à Marie-Claude Barrette, Dany Turcotte offre un témoignage percutant sur les effets invisibles de la pression médiatique et de l’usure psychologique liée à la longévité à la télévision. Derrière l’image publique se cachait un homme fatigué, en perte de repères, qui a tenu bon trop longtemps.
Cette conversation, marquée par la sincérité et la lucidité, a suscité de nombreuses réactions. Plusieurs saluent son courage et sa franchise, rappelant que même les personnalités les plus solides en apparence ne sont pas à l’abri de l’épuisement.
L’épisode complet du balado Ouvre ton jeu est disponible dès maintenant.


