Éric Duhaime explose et s’attaque frontalement au Bye Bye 2025
Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, a déclenché une vive controverse sur les réseaux sociaux en s’en prenant frontalement au Bye Bye 2025.
Dans une publication cinglante partagée le 3 janvier 2026, le politicien dénonce ce qu’il considère comme une ridiculisation inacceptable de la famille traditionnelle, dans un contexte où le Québec traverse une crise démographique sans précédent.
Le segment visé met en scène Pierre-Yves Roy-Desmarais dans le rôle de Jason, un « mâle alpha » bûcheron chrétien et père de six enfants, aux côtés de Katherine Levac, incarnant Sophie, une maman au foyer.
Le tout est présenté sous forme de numéro musical country intitulé La chanson du mâle alpha, qui caricature une famille très genrée, avec un père dominant et une mère dévouée au foyer.
Si le sketch figure parmi les cinq numéros les plus appréciés du Bye Bye 2025 et a été salué pour sa satire du masculinisme et du phénomène des tradwives, il a aussi suscité une vague d’indignation dans certains milieux plus conservateurs.
Dans sa publication, Éric Duhaime n’a pas mâché ses mots. Il s’est dit choqué que l’on se moque de familles chrétiennes nombreuses, alors même que le Québec affiche un taux de natalité historiquement bas, soit 1,33 enfant par femme en 2024, selon l’Institut de la statistique du Québec.
« Pourquoi ridiculiser ces jeunes chrétiens qui choisissent librement de fonder une famille de six enfants, avec un papa alpha et une maman au foyer? », questionne-t-il, dénonçant ce qu’il perçoit comme une hypocrisie culturelle.
Duhaime affirme qu’un tel traitement serait impensable s’il s’agissait de familles homoparentales ou issues d’autres religions. Il va même jusqu’à évoquer une forme de mépris envers les ancêtres québécois, qui ont bâti la nation sur plusieurs générations de familles nombreuses.
Fait notable, Éric Duhaime rappelle qu’il vit lui-même dans un couple gai sans enfants, qu’il qualifie de « famille postmoderne ». Cela ne l’empêche toutefois pas de défendre vigoureusement la famille traditionnelle, qu’il juge essentielle à la survie démographique du peuple québécois.
Selon lui, plutôt que de tourner en dérision ceux qui choisissent d’avoir plusieurs enfants, la société devrait les encourager et les célébrer.
La sortie de Duhaime a rapidement polarisé l’opinion. Sur Reddit, Facebook et dans plusieurs blogs conservateurs, certains dénoncent un scandale gauchiste et une attaque contre un modèle familial encore très répandu, notamment chez certaines communautés immigrantes.
À l’inverse, plusieurs défenseurs du Bye Bye estiment que le sketch visait avant tout une idéologie — le masculinisme — et non les familles en tant que telles, rappelant que la satire fait partie intégrante de la tradition humoristique de Radio-Canada.
En pleine ère de dénatalité alarmante, pire encore que celle observée à la fin des années 1980, cette controverse dépasse largement le simple cadre humoristique. Pour Éric Duhaime, elle devient un levier politique pour relancer un débat de fond : faut-il continuer à se moquer des familles nombreuses dans une société qui peine à se renouveler?
En s’attaquant directement à Radio-Canada et à ce qu’il appelle les dérives de l’humour « woke », le chef conservateur s’offre une visibilité accrue à l’aube d’une année électorale cruciale. Une chose est certaine : son coup de gueule ne laisse personne indifférent et ravive un débat profondément sensible au Québec.


