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Guy A. Lepage assume ses propos et relance le débat sur le rôle d’un animateur
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Guy A. Lepage assume ses propos et relance le débat sur le rôle d’un animateur

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Invité à l’émission Deux hommes en or et Rosalie, Guy A. Lepage s’est présenté avec sa franchise habituelle. L’animateur de Tout le monde en parle, l’une des émissions les plus influentes du paysage médiatique québécois, a accepté de revenir sur les responsabilités qui accompagnent son rôle… et sur certaines situations délicates vécues à l’écran.

Rapidement, la discussion avec Rosalie Bonenfant a pris une tournure plus profonde. Jusqu’où va la responsabilité d’un animateur lorsqu’il invite des personnalités controversées ?
Sur ce point, Guy A. Lepage a été très clair : accueillir un invité, oui. Endosser ses idées, non.

Pour lui, inviter quelqu’un sur un plateau revient à lui offrir un espace d’expression encadré, respectueux et équitable. Mais il insiste :
👉 un animateur n’est pas responsable des propos que ses invités choisissent eux-mêmes de tenir.

Selon lui, toute personnalité qui accepte de participer à Tout le monde en parle connaît très bien la portée de l’émission. Si elle s’y discrédite par ses propres mots, cela relève de sa responsabilité personnelle.

Guy A. Lepage défend aussi l’idée que le débat public doit rester ouvert. À ses yeux, une émission qui n’inviterait que des gens partageant la même vision du monde perdrait toute pertinence.

« Le public est capable de juger par lui-même, surtout quand les échanges sont bien encadrés. »

Il estime même que la diversité des points de vue est essentielle, même lorsqu’elle dérange.

Quand laisser parler devient la meilleure stratégie

C’est à ce moment que l’animateur a prononcé la phrase qui a fait réagir.
Il explique que, parfois, la meilleure façon de gérer un invité controversé n’est pas de le confronter agressivement, mais simplement de le laisser développer sa pensée jusqu’au bout.

Dans ces moments-là, dit-il, le malaise s’installe de lui-même… et le public comprend très bien ce qui se joue.

« Quand quelqu’un explique longuement pourquoi il pense comme ça, parfois il se discrédite tout seul. Et à ce moment-là, je n’ai même plus besoin d’intervenir. »

Une approche assumée, qu’il voit comme une forme de mise en lumière naturelle des failles d’un discours.

Sans le nommer immédiatement, Guy A. Lepage faisait référence à un moment très commenté survenu à l’automne 2024, lors d’un segment consacré au documentaire Alphas, où était notamment invité Julien Bournival.

Ce passage de l’émission avait donné lieu à une confrontation idéologique très intense avec les autres invités, dont le politologue Francis Dupuis-Déri, et avait provoqué une véritable tempête sur les réseaux sociaux.

De nombreux téléspectateurs avaient alors estimé que l’invité s’était lui-même placé dans une position inconfortable par son attitude et ses propos.

 

Depuis, ce moment télévisuel est souvent cité comme exemple d’un débat brut, sans filtre, où le public a pu se faire sa propre opinion. Plusieurs personnalités publiques, dont Olivier Bernard (le Pharmachien), avaient d’ailleurs commenté la séquence.

Pour plusieurs observateurs, cela illustre parfaitement la philosophie défendue par Guy A. Lepage :
👉 offrir une tribune, oui.
👉 protéger un invité de ses propres propos, non.

Dans un contexte où la polarisation est de plus en plus présente dans l’espace public, Guy A. Lepage continue d’assumer pleinement sa manière de faire.
Il estime que le rôle d’un animateur est d’ouvrir l’espace de discussion, pas de le contrôler au point de neutraliser les idées.

Et une chose est claire :
qu’on l’approuve ou qu’on le critique, Guy A. Lepage continue de susciter le débat… et c’est précisément ce qui fait de son émission un rendez-vous incontournable.

 

 

 

Source : mondedestars

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