Nick Suzuki, Juraj Slafkovský,
Alexandre Texier et Oliver Kapanen étaient réunis sur le plateau.
Une invitation rare. Mais dès la diffusion, un malaise s’est
installé chez plusieurs téléspectateurs.
Et très vite, ce n’est plus seulement l’entrevue qui a fait jaser.
C’est ce qui est venu après.
Dans les heures suivant l’émission, Hugo Dumas n’a pas mâché ses mots. Dans sa chronique et sur sa page, il a décrit une entrevue lourde, remplie de silences et d’inconfort.
Selon lui, les joueurs ont semblé figés, incapables de rebondir, notamment lorsque Guy A. Lepage a abordé la minisérie Heated Rivalry.
La révélation est tombée le lendemain : Hugo Dumas a carrément ridiculisé ce moment télé.
Il a écrit :
« Ouin. On ne peut pas dire que les quatre joueurs du CH ont donné une entrevue transcendante à Tout le monde en parle dimanche soir. Même que c’était plutôt malaisant de les voir patiner chez Guy A. Lepage.
– L’entrevue n’a pas été montée et son rythme n’a pas été raccourci. Ça s’est passé comme ça en studio.
– On aurait pu entendre une mouche voler quand l’animateur a parlé de Heated Rivalry, un sujet auquel Suzuki, Slafkovsky, Kapanen et Texier avaient assurément été préparés.
– Il y a plein d’athlètes professionnels qui sont capables de donner d’excellentes entrevues et les gars du CH ont renforcé le cliché que les sportifs sont incapables d’aligner trois phrases correctement.
– Oui, on leur demande d’être bons sur la glace et ils le sont. Ils sont aussi jeunes et l’anglais n’est pas nécessairement leur première langue (pour Slaf et Kapy). Me semble que de donner du service après-vente n’est pas si difficile que ça.
– Et on va se le dire, le Duolingo de Suzuki est cassé. »
Il ajoute aussi que l’entrevue avait été préenregistrée pour permettre les sous-titres, mais qu’il n’y avait eu aucun montage sur le rythme, à part un court segment coupé à la fin.
Puis, il enfonce le clou sur un sujet sensible : le français du capitaine du Canadien.
« Il habite Montréal depuis 2019 et la seule phrase dans notre langue qu’il a prononcée dimanche est : “je m’appelle Nick Suzuki, ça va” ? »
C’est là que les fans sont entrés dans l’arène.
Sur Reddit, plusieurs ont rapidement contesté la lecture d’Hugo Dumas, parlant surtout d’un problème de dynamique et de traduction.
« Stais plus un malaise de “Est à qui la question” que un malaise sur la série »
Un autre précise :
« Quand tu écoutes toute l’entrevue, tu réalises que cette impression de “malaise” est présente tout le long de l’entrevue, à cause principalement du décalage dans l’oreillette »
D’autres pointent le manque de leadership dans une entrevue de groupe :
« Dans une entrevue de groupe ça prend un leader pour prendre les questions générales, Suzuki aurait dû l’être vu son status de Capitaine »
Sur Facebook, le ton est parfois beaucoup plus tranchant.
« C’est normal que il y avait un moment entre les questions et les réponses, ils attendaient la traduction dans leur oreille… »
Un autre défend fermement les joueurs :
« Faire la NHL c’est jouer au hockey, pas aller faire un clown sur un plateau de tournage à répondre à des questions »
Plusieurs internautes critiquent aussi le choix des sujets abordés à TLMEP.
« La dernière chose que je voulais savoir c’est si ils ont vu une série télé… »
Certains rappellent même que ce malaise est presque devenu un classique avec les joueurs de hockey :
« D’accord, mais connaissez-vous des entrevues avec des joueurs de hockey où les joueurs sont capables d’enligner deux phrases qui se suivent de façon intelligente ? »
De son côté, Guy A. Lepage a tenu à calmer le jeu. Dans la chronique, il explique que les joueurs étaient hors de leur zone de confort.
« Ils étaient sortis de leur zone de confort. Ils entendaient la traduction simultanée dans leur oreillette, ce qui n’est pas évident. Et ils ne connaissaient peut-être pas bien le show »
Au final, ce passage à Tout le monde en parle aura déclenché bien plus qu’une simple discussion sur une entrevue télé.
Entre ceux qui estiment qu’Hugo Dumas est allé trop loin et ceux qui pensent qu’il a simplement dit tout haut ce que plusieurs murmuraient déjà, une chose est claire.
Le malaise n’était peut-être pas seulement sur le plateau… mais aussi dans la façon dont on regarde nos sportifs à la télévision.
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Une plume talentueuse qui sait comment enflammer l'imagination des lecteurs. Mais ce que peu savent, c'est que derrière son apparence discrète se cache une passion pour les potins croustillants et les dernières nouvelles des célébrités. Elle excelle à dénicher les scoops les plus juteux tout en ajoutant sa propre touche d'intrigue et de mystère.


