
Si vous espériez une accalmie généralisée sur le marché immobilier québécois en ce début d’année 2026, les derniers chiffres risquent de vous surprendre. Bien que les ventes aient légèrement fléchi à l’échelle provinciale (-2 % par rapport à 2025), le baromètre de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) révèle que plusieurs régions vivent une véritable effervescence.
« Le marché entre dans une phase de stabilisation, mais sans véritable relâchement de la pression », souligne Charles Brant, directeur du Service de l’analyse de marché de l’APCIQ.
Les nouveaux champions de la croissance
Alors que Montréal et d’autres grands centres montrent des signes de ralentissement, certaines régions métropolitaines tirent leur épingle du jeu avec une vigueur renouvelée :
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Saguenay : Une hausse spectaculaire des ventes de 14 %.
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Sherbrooke : Une progression solide de 6 %.
Mais la véritable surprise vient des plus petites villes. Des secteurs comme Rimouski, Shawinigan et Sainte-Agathe-des-Monts affichent des hausses de transactions dépassant les 15 %. L’engouement pour les régions dépasse largement les grands centres urbains habituels.
Des prix qui refusent de descendre
Malgré un inventaire de propriétés en hausse de 6 %, la rareté demeure la norme. Cette situation maintient les vendeurs dans une position de force enviable dans la majorité des marchés.
Le prix médian d’une maison unifamiliale au Québec s’établit désormais à 511 850 $, une augmentation de 6 % en un an. Dans certains secteurs de villégiature comme Mont-Tremblant ou Saint-Sauveur, les augmentations sont encore plus marquées, rendant l’accès à la propriété de plus en plus complexe pour les premiers acheteurs.
Le salaire nécessaire pour acheter en 2026
Pour aider les acheteurs à s’y retrouver, voici un aperçu du salaire brut annuel nécessaire (basé sur la règle de 35 % du revenu brut pour les frais de logement) pour acquérir une propriété :
| Ville | Prix Médian (Maison) | Salaire annuel requis |
| Montréal | 640 000 $ | 136 000 $ |
| Québec | 477 000 $ | 101 000 $ |
| Sherbrooke | 478 500 $ | 101 000 $ |
| Saguenay | 360 000 $ | 76 000 $ |
| Rimouski | 375 000 $ | 70 000 $ |
| Shawinigan | 300 000 $ | 63 000 $ |
| Baie-Comeau | 248 000 $ | 52 000 $ |
La compétition reste vive
Pour les acheteurs potentiels, le message est clair : la stabilisation du marché sur papier ne signifie pas la fin de la compétition sur le terrain. Les conditions économiques, notamment la stabilité des taux d’intérêt et la résilience du marché de l’emploi, soutiennent une demande qui reste bien plus élevée que l’offre disponible.
À votre avis : Seriez-vous prêts à quitter les grands centres pour vous établir dans une ville comme Rimouski ou Shawinigan afin d’accéder à la propriété à un prix plus raisonnable ?
- https://www.narcity.com/fr/villes-quebec-immobilier-explosions-prix-ventes-avril-2026


