
L’émission En direct de l’univers a beau être l’un des rendez-vous les plus regardés et aimés de la télévision québécoise, elle n’échappe pas pour autant aux discussions plus pointues de la part du public. Récemment, l’animatrice et productrice France Beaudoin a choisi d’aborder de front une critique récurrente concernant la sélection musicale de son concept phare sur les ondes d’ICI Télé.
Invitée sur le plateau de l’émission Gensses d’influence, animée par MC Gilles, France Beaudoin s’est fait poser une question sans détour sur la présence de chansons anglophones dans l’émission, l’animateur lui demandant carrément si elle était consciente du « glissement culturel » qui pouvait peser sur ses épaules lorsque des invités n’ont que des classiques anglophones comme les Beatles ou Oasis dans leurs listes.
L’explication logique du « syndrome de mon voisin »
Loin de se démonter, France Beaudoin s’est dite très heureuse de pouvoir enfin aborder ce sujet que les gens n’osent pas toujours lui formuler en face. Elle a d’abord tenu à rétablir un fait mathématique incontestable :
« La vraie réponse à ça, c’est que depuis la première émission il y a 17 ans, on a toujours calculé pour être majoritairement en français. Quand les gens disent « c’était tout en anglais ce soir », c’est impossible ! On a toujours calculé. »
Pour imager sa pensée, l’animatrice a raconté avec beaucoup d’esprit l’histoire de son propre voisin, qui lui reprochait exactement la même chose en affirmant que son propre univers à lui serait 100 % francophone. En le prenant au jeu et en le questionnant sur ses souvenirs de jeunesse, le voisin a spontanément nommé Bob Dylan pour ses premières années en appartement, puis le classique Only You pour son tout premier slow avec sa conjointe. Une démonstration simple que la mémoire musicale est intimement liée à notre vécu, peu importe la langue.
Le pari de l’authenticité intergénérationnelle
France Beaudoin a rappelé que ce que son voisin qualifiait de « monuments » incontournables de sa propre époque existe également pour toutes les autres générations d’invités qui défilent sur son plateau de Radio-Canada.
Le choix de la production est donc clair et assumé : le pari d’En direct de l’univers est de rester collé à la stricte vérité des souvenirs des invités, sans faire semblant que les jeunes ou les moins jeunes n’écoutent jamais de musique anglophone. Une quête d’authenticité qui, selon l’équipe, est essentielle pour préserver la magie et la sincérité de l’émission.
Êtes-vous d’accord avec l’explication de France Beaudoin sur le choix des chansons ?
« Interrogée par MC Gilles sur la présence de chansons en anglais à son émission, France Beaudoin a défendu son concept avec ferveur, expliquant qu’elle refuse de censurer les véritables souvenirs musicaux de ses invités. Donnez votre avis sur sa mise au point :
-
👏 Tout à fait d’accord avec elle, un univers musical ne ment pas ! On ne peut pas réécrire le passé des gens : si leur premier slow ou leur jeunesse s’est faite sur les Beatles ou du rock américain, c’est ça la vérité. Bravo pour cette authenticité.
-
🇨🇦 Je comprends son point, mais la télévision publique devrait être un rempart pour le français. Avec la fragilité de notre langue au Québec, ce serait une belle opportunité de faire découvrir davantage notre riche répertoire francophone plutôt que de rejouer des succès américains.
-
🎸 L’important, c’est que l’émission reste majoritairement en français, ce qui est le cas. L’équilibre est très bien respecté d’une semaine à l’autre et c’est ce qui fait la richesse de ce concept depuis 17 ans. Ne changez rien !
-
💬 Et vous, trouvez-vous que la musique anglophone prend trop de place dans les choix des invités à la télévision ? Laissez-nous votre opinion ! 👇 »
- https://starquebec.com/2026/06/09/france-beaudoin-sort-repond-critique-revient-eddl/



