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Impôts 2025 : mauvaise nouvelle pour les Québécois
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Impôts 2025 : mauvaise nouvelle pour les Québécois

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Capture decran 2026 01 06 180832 Impôts 2025 : mauvaise nouvelle pour les Québécois

Mauvaise surprise pour de nombreux contribuables : en 2026, les Québécoises et Québécois paieront davantage d’impôts, même en l’absence d’une annonce formelle de hausse des taux. Cette réalité est mise en lumière dans un rapport fiscal publié à la mi-décembre, tel que rapporté par l’équipe de Narcity.

Selon la Fédération canadienne des contribuables, ce sont surtout des ajustements techniques et des prélèvements indirects qui font grimper la facture. Cotisations obligatoires, plafonds rehaussés, taxes maintenues et frais gouvernementaux plus élevés s’additionnent, souvent sans faire grand bruit.

Le directeur Québec de la Fédération, Nicolas Gagnon, résume la situation ainsi :

« Québec accorde quelques allègements, mais reprend largement de l’autre main en augmentant les charges sur les paies. »

Il souligne aussi que, contrairement à d’autres provinces qui ont réduit ou éliminé certaines taxes, le Québec maintient plusieurs prélèvements qui continuent de peser lourdement sur le budget des ménages.

Cotisations en hausse et taxes maintenues

L’un des principaux moteurs de cette hausse est le Régime de rentes du Québec. En 2026, le maximum des gains admissibles augmente, ce qui se traduit automatiquement par des cotisations plus élevées.

Selon la Fédération :

  • Les employés et les employeurs devront chacun verser jusqu’à 4 479 $.
  • Pour les travailleurs gagnant 74 600 $ ou plus, cela représente environ 140 $ de plus par année sur la paie.

À cela s’ajoute la deuxième cotisation au RRQ, désormais appliquée aux revenus allant jusqu’à 85 000 $, pouvant atteindre 416 $ par personne en 2026.

Même scénario du côté de l’assurance emploi : bien que le taux diminue légèrement, le plafond des gains assurables augmente. Résultat :

  • 896 $ pour les employés
  • 1 254 $ pour les employeurs

Essence, permis et immatriculation plus chers

Sur le plan environnemental, le Québec se démarque aussi. Alors que la taxe carbone fédérale a été éliminée ailleurs au pays après l’élection fédérale d’avril 2025, elle demeure en vigueur au Québec.

Cette taxe ajoute actuellement :

  • 9,6 cents par litre d’essence
  • 13,1 cents par litre de diesel

Pour une famille qui se déplace régulièrement, cela représente plusieurs dollars de plus par plein. Le rapport prévient d’ailleurs que cette taxe pourrait atteindre 23 cents par litre d’ici 2030.

Les automobilistes devront aussi composer avec :

  • Un permis de conduire à 50 $ en 2026, malgré une remise de 75 % de la SAAQ
  • Des frais d’immatriculation frôlant les 400 $ dans le Grand Montréal, dont près de la moitié finance le transport collectif

Une pression fiscale plus discrète, mais bien réelle

Selon la Fédération canadienne des contribuables, la hausse du fardeau fiscal ne passe plus par les taux d’imposition, mais par l’accumulation de prélèvements indirects. En 2026, cette réalité se fera sentir concrètement sur la paie annuelle de nombreux Québécois, même sans annonce choc dans les budgets.

Une chose est claire : le portefeuille des ménages québécois continuera d’être mis à contribution, souvent de façon silencieuse, mais non moins significative.

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