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« J’ai tout fait comme il faut » : le cri du cœur d’un jeune diplômé qui n’arrive pas à se trouver une job
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« J’ai tout fait comme il faut » : le cri du cœur d’un jeune diplômé qui n’arrive pas à se trouver une job

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Capture decran 2026 02 13 184916 « J’ai tout fait comme il faut » : le cri du cœur d’un jeune diplômé qui n’arrive pas à se trouver une job

Fin des études, début de la galère : le message brutal d’un jeune Québécois

Un jeune diplômé québécois lance un cri du cœur qui résonne chez toute une génération. Sur TikTok, Nico Altar, connu sous le pseudonyme @nico.altar, raconte sans filtre sa réalité post-diplôme… et le constat est brutal.

Malgré un réseau qu’il dit avoir bâti avec sérieux et de nombreuses candidatures envoyées en ligne, ses seules réponses concrètes mènent à des entrevues douteuses, souvent liées à des systèmes de vente pyramidale (MLM).

« Mon expérience depuis la fin du collège a été une méchante claque sua yeule. J’ai tout fait comme il faut. »

On lui propose notamment de vendre des cellulaires porte-à-porte — un modèle qu’il juge complètement irréaliste.
« Personne n’achète un téléphone à sa porte », lance-t-il, amer.

Faute de mieux et par besoin urgent d’argent, Nico accepte un emploi dans un café. Mais là encore, la déception est au rendez-vous. Selon lui, une partie des pourboires serait siphonnée par la direction.

Les employés remarquent rapidement que les montants réels de tips ne correspondent pas à ceux affichés dans le système de paiement. Une situation qu’il qualifie carrément de vol, rappelant qu’au Québec, certains restaurants ont même choisi d’abolir les pourboires pour éviter ce genre d’abus.

« Il y a un backlog de deux ans »

Lorsqu’il évoque les recours possibles, Nico se heurte à une autre réalité décourageante.

« Il y a un backlog de deux ans, mec. Deux ans ! »

Pendant ce temps, les victimes restent coincées, sans solution rapide. Un problème qui dépasse largement son cas personnel.

En 2026, le taux de chômage chez les jeunes hommes diplômés au Québec atteindrait 11,4 %, contre 6,6 % chez les femmes. Une donnée qui alimente encore davantage le sentiment d’impasse.

Aucun avenir possible ?

Dans sa vidéo, Nico exprime aussi une angoisse profonde face au coût de la vie. Posséder une maison lui semble totalement hors de portée.

« Je n’achèterai jamais de maison. Je n’aurai jamais les moyens d’avoir des enfants dans ce pays. »

Avec des prix moyens frôlant les 800 000 $ dans certaines régions et une hausse de 66 % du prix des maisons unifamiliales en cinq ans (566 620 $ en 2026), l’avenir paraît bouché. La dette étudiante, combinée à la peur d’un imprévu médical, ne fait qu’aggraver son anxiété.

@nico.altar My experience since graduating college has been an absolute slap in the face. #college #genz #help #capitalism ♬ original sound – nico.altar

À bout, Nico envisage maintenant de devenir pompier, regrettant le coût et les promesses non tenues de son diplôme.

« Si ça ne marche pas, j’m’en vais d’ici. »

Il se donne un an, pas plus. Quitter le Québec — voire le pays — deviendrait alors la seule option, malgré ses amis et sa famille.

Son message aux étudiants est sans détour :

« Profitez du collège. Votre diplôme n’ouvrira aucune porte. Bonne chance. »

Un témoignage cru, devenu viral, qui met en lumière une réalité de plus en plus répandue : celle d’une génération diplômée, mais coincée, épuisée et désillusionnée.

 

Source : conneriesqc

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