
Un risque souvent minimisé
Chaque année, plus de 18 000 femmes meurent
d’un AVC, contre environ 12 000 hommes.
C’est autant que les décès liés au cancer du sein et du
poumon réunis.
Bien que les risques augmentent avec l’âge, on observe une hausse inquiétante entre 35 et 45 ans, un phénomène qui alarme de plus en plus les spécialistes.
Pourquoi les femmes sont-elles plus exposées ?

Les facteurs de risque classiques restent les mêmes :
• tabagisme
• hypertension
• sédentarité
• diabète
Mais certains éléments spécifiques aux femmes augmentent le danger.
Selon Charlotte Cordonnier, chercheuse à l’Inserm :
« Une hypertension pendant la grossesse peut accroître les risques d’AVC, même plusieurs années après. »
D’autres facteurs aggravants incluent :
- les fluctuations hormonales,
- certaines contraceptions,
- la ménopause,
- la fibrillation auriculaire, dont la fréquence augmente depuis vingt ans.
Des symptômes souvent plus discrets chez les femmes

Chez les femmes, les signes avant-coureurs peuvent être moins évidents, ce qui retarde parfois la prise en charge.
Les symptômes “classiques” à reconnaître :
- difficulté soudaine à parler,
- visage qui s’affaisse d’un côté,
- faiblesse ou paralysie d’un bras ou d’une jambe.
Mais des symptômes plus subtils peuvent aussi alerter :

- maux de tête brutaux et violents,
- troubles visuels,
- étourdissements,
- nausées ou douleurs abdominales soudaines,
- sensation de confusion ou désorientation.
Parce que ces signes ne semblent pas toujours liés au cerveau, ils sont souvent ignorés. Pourtant, chaque minute compte : plus le cerveau manque d’oxygène, plus les séquelles sont irréversibles.
Réagir vite : un geste qui peut sauver une vie
Face au moindre doute, appelez immédiatement les secours (15 / 911).
Si la personne présente :
- une parole troublée,
- un visage déformé,
- un bras inerte,
→ décrivez précisément la situation au médecin régulateur pour accélérer l’intervention.
En attendant :
- allongez la personne,
- rassurez-la,
- restez calme.
Chaque seconde gagnée peut faire la différence entre un rétablissement complet et des séquelles permanentes.
En résumé
- Les AVC ne concernent pas seulement les personnes âgées.
- Les femmes y sont plus exposées, parfois dès 35 ans.
- Les symptômes peuvent être plus discrets, d’où la nécessité de mieux les connaître.
- Une réaction rapide sauve des vies.
Mieux informer, c’est prévenir. Mieux reconnaître, c’est protéger.



