
Une citoyenne interrogée en direct à LCN est devenue, bien malgré elle, le visage d’un ras-le-bol collectif. Questionnée par un journaliste sur les nombreux nids-de-poule qui refont surface avec le dégel, la femme, debout dans un stationnement visiblement abîmé, n’a pas mâché ses mots. « C’est rendu qu’à chaque coin de rue, faut éviter des trous gros comme ma valise! C’est pété comme au Bangladesh. » Cette comparaison spontanée — et controversée — a rapidement fait le tour des réseaux sociaux.
Une analogie qui fait réagir. Ce n’est pas tant le constat sur l’état des routes montréalaises qui a choqué, mais plutôt la référence au Bangladesh. De nombreux internautes ont exprimé leur malaise, jugeant la comparaison injuste ou mal informée, plusieurs rappelant que le pays compte aussi des infrastructures modernes et développées.
Certains ont dénoncé un manque de perspective et une tendance à utiliser des pays étrangers comme symboles de chaos sans réelle connaissance de leur réalité.
Une colère bien réelle… mais parfois maladroite
Au-delà de la controverse, ce moment illustre une frustration bien ancrée chez les automobilistes québécois, particulièrement à Montréal, où les travaux routiers, les réparations inachevées et les conditions hivernales rendent la circulation difficile.
Si le ton utilisé a choqué certains, il résonne aussi auprès de ceux qui disent se sentir ignorés par les autorités, malgré les nombreuses plaintes et signalements.
Un extrait viral, reflet d’un malaise urbain




La séquence, devenue virale en quelques heures, continue d’alimenter les débats sur les réseaux sociaux. Pour plusieurs, elle souligne l’urgence d’un plan concret et durable pour la réfection des routes, tandis que d’autres y voient une preuve de l’érosion du civisme dans l’espace public.
Qu’on trouve l’intervention drôle, déplacée ou révélatrice, elle a au moins réussi une chose : remettre sur le devant de la scène un enjeu trop souvent banalisé.


