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Mammographie : Voici les risques dont on parle de plus en plus
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Mammographie : Voici les risques dont on parle de plus en plus

Capture le 2026 01 21 a 04.43.23 Mammographie : Voici les risques dont on parle de plus en plus

Une question qui revient de plus en plus souvent

La mammographie est vue, depuis des années, comme un réflexe de dépistage incontournable.

Mais en parallèle, des textes et des prises de parole relancent une inquiétude : est-ce que l’examen, à force d’être répété, peut aussi avoir des effets indésirables?

Ce qui alimente le doute

Le point de départ, c’est l’exposition aux rayons X.

Même à faible dose, ce sont des rayonnements ionisants, et on sait qu’ils peuvent augmenter le risque de cancer… en théorie, sur le long terme. (Santé Publique)

Les chiffres qui circulent… et qui font peur

Capture le 2026 01 21 a 04.31.05 Mammographie : Voici les risques dont on parle de plus en plus

Le texte source cite le Dr Russell Blaylock, qui affirme que des mammographies annuelles pourraient augmenter le risque de cancer de 1 à 3 % par an.

Il cite aussi une étude (1600 femmes, 2006) parlant d’un risque accru de 54 % chez des femmes ayant subi des mammographies.

Ces affirmations existent dans certains contenus partagés, mais elles ne représentent pas le consensus des grandes autorités de santé, et elles demandent une lecture prudente.

Ce que disent les sources de référence sur le risque réel

Des organismes comme le CDC rappellent qu’un mammogramme expose à une petite dose de radiation, et que toute exposition additionnelle peut, en théorie, augmenter la possibilité d’un cancer plus tard dans la vie. (Santé Publique)

La FDA résume l’idée centrale ainsi : quand l’examen est médicalement approprié, son bénéfice dépasse généralement le risque, et l’objectif est d’éviter les expositions inutiles. (U.S. Food and Drug Administration)

Pourquoi la mammographie reste (encore) la norme

Capture le 2026 01 21 a 04.33.30 Mammographie : Voici les risques dont on parle de plus en plus

 

Ce n’est pas juste “une habitude”.

Des recommandations officielles continuent de placer la mammographie au cœur du dépistage, par exemple la USPSTF, qui recommande un dépistage aux deux ans pour les femmes de 40 à 74 ans (à risque moyen). (JAMA Network)

Autrement dit : le système reconnaît des risques, mais considère qu’ils restent faibles comparés au gain principal — détecter plus tôt.

Le passage sur “l’industrie” qui fait réagir

Le texte source avance aussi un angle économique, avec une citation du Dr James Howenstine :

« Cette industrie maintient l’emploi de radiologues, de manipulateurs en radiologie, de chirurgiens, d’infirmières, de fabricants d’équipements radiologiques, et d’hôpitaux. Elle est donc profondément ancrée dans le système de traitement et de prévention du cancer du sein, et on ne permettra pas qu’elle disparaisse. »

C’est un discours qu’on voit circuler, mais il ne remplace pas une discussion médicale individualisée sur bénéfices vs risques.

Et la thermographie dans tout ça?

La thermographie est souvent présentée en ligne comme une alternative “sans radiation”.

Sauf que la FDA a averti clairement que la thermographie ne doit pas remplacer la mammographie pour le dépistage ou le diagnostic du cancer du sein. (U.S. Food and Drug Administration)

Elle peut exister comme outil complémentaire dans certains contextes, mais pas comme substitut.

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mammo3 Mammographie : Voici les risques dont on parle de plus en plus

Ce que ça change concrètement pour toi

Le vrai enjeu, ce n’est pas “pour ou contre” la mammographie.

C’est de décider avec un professionnel si, dans ta situation (âge, antécédents, seins denses, facteurs de risque), le dépistage recommandé est celui qui te protège le mieux — sans tomber dans la peur, ni dans l’automatisme. (JAMA Network)

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