Maripier Morin fait une touchante confession en direct
De passage à Salut Bonjour, Maripier Morin venait d’abord parler du Défi 28 jours sans alcool, une cause qui lui tient profondément à cœur. Souriante, engagée, elle semblait solide. Mais la discussion a rapidement glissé vers un terrain beaucoup plus intime.
Car derrière la porte-parole et l’animatrice assumée, il y a une sœur en deuil.
Rappelons que Maripier Morin a publiquement reconnu avoir eu une relation difficile avec l’alcool dans le passé. Aujourd’hui sobre depuis cinq ans, elle utilise sa voix pour sensibiliser à la dépendance et à la santé mentale.
Son implication auprès de la Fondation Douglas et du Défi 28 jours sans alcool n’est pas anodine.
Son frère, Raphaël, a longtemps lutté contre des troubles de dépendance. Une bataille commencée dès l’âge de 18 ans. Une souffrance silencieuse qui a marqué toute sa famille.
Finalement, la discussion a pris une tournure bouleversante lorsque Maripier a évoqué le décès de son frère Raphaël, qui s’est enlevé la vie après des années de lutte contre la dépendance.
Interrogée par Ève-Marie Lortie sur l’endroit où elle se situe dans son deuil, elle a répondu avec une sincérité désarmante :
«Je m’ennuie. Oui, je m’ennuie beaucoup.»
Une phrase simple. Mais lourde de sens.
Elle a aussi expliqué à quel point accepter d’être porte-parole d’une campagne liée au suicide l’a forcée à se poser une question difficile :
«C’est sûr, quand ils m’ont approchée, une partie de cette campagne-là était vraiment dirigée par le suicide et le projet de recherche que le Douglas a pour créer une corrélation entre la dépression et le suicide. Tout d’abord, il fallait que je me pose la question: Est-ce que je suis assez forte pour soutenir cette campagne-là? Parce que ça m’oblige et ça me force à parler de mon frère, alors que c’est un deuil qui est tout frais et qui est extrêmement difficile à porter, puis qui, dépendamment de la journée… C’est ça»
Malgré la douleur encore vive, elle a choisi de transformer cette épreuve en engagement.
Elle souhaite rappeler que derrière chaque personne aux prises avec une dépendance, il y a tout un entourage qui souffre en silence. Elle l’a dit avec beaucoup de vérité :
«Je ne serai jamais tannée parce que les gens qui en souffrent ont un grand sentiment de honte et sont très isolés.»
Elle a aussi tenu à souligner que la dépendance ne touche pas qu’une seule personne :
«Parce qu’avant de se rendre à l’acte ultime, Raphaël, il a combattu des troubles de dépendance toute sa vie d’adulte, à partir de l’âge de 18 ans.»
Cinq ans après avoir arrêté de consommer, Maripier affirme se sentir plus ancrée que jamais. Mais elle reste lucide.
La sobriété, dit-elle, est un chemin de tous les jours.
Son message est clair : parler sauve. Briser le silence aide. Et derrière chaque statistique, il y a une histoire, une famille, un frère.
En se confiant avec autant de vulnérabilité, Maripier Morin espère que d’autres oseront, eux aussi, tendre la main.
- https://hollywoodpq.com/maripier-morin-se-confie-a-eve-marie-lortie-je-mennuie-beaucoup/
- https://www.salutbonjour.ca/2026/02/23/je-me-sens-tres-ancree--maripier-morin-souligne-ses-5-ans-de-sobriete


