Ottawa Relance les Batteries: Le Québec Peut-Il Surmonter l’Échec Northvolt?

L’annonce est tombée dernièrement et elle n’est pas passée inaperçue.
Dans un contexte économique tendu, marqué par l’incertitude et les décisions imprévisibles de nos voisins du Sud, Ottawa tente de reprendre l’initiative. Et pour le Québec, l’enjeu est particulièrement sensible.
Depuis plusieurs mois, l’industrie automobile traverse une période trouble. Les tensions commerciales avec les États-Unis ont fragilisé les chaînes d’approvisionnement. En parallèle, l’avenir de la filière batterie a été remis en question, notamment après l’échec du projet Northvolt, qui a laissé un goût amer dans la population.

Rappelons que le Québec accueille déjà deux grandes usines de batteries, celles de Volkswagen et de Stellantis LG, construites récemment. Un potentiel immense, mais encore fragile.
Finalement, le gouvernement fédéral a dévoilé son plan pour tenter de changer la donne. Ottawa a confirmé la fin des quotas de voitures électriques ainsi que le retour des subventions à l’achat de véhicules électriques, tout en annonçant de nouveaux investissements pour soutenir l’industrie automobile et relancer la filière batterie au Québec.

Pour la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, cette stratégie pourrait tout changer.
« On sait qu’on a deux grandes usines de batteries, une de Volkswagen, l’autre de Stellantis LG, qui ont été construites récemment, et il y avait la filière batterie qui était très importante et à laquelle on croit »
Mme Joly affirme aussi vouloir réduire la dépendance du Canada envers les États-Unis. Elle évoque déjà des discussions avec des partenaires potentiels en Chine, en Allemagne et en Corée du Sud.
« Le président Trump a pris ses propres décisions concernant l’industrie automobile. Nous, notre objectif, c’est de ne plus être otages de notre géographie »
Selon elle, les échanges avec les investisseurs ont évolué.
« J’ai des conversations présentement avec des investisseurs pour construire au Canada. Les conversations ne sont plus simplement pour exporter vers les États-Unis »
La ministre reconnaît toutefois que le dossier Northvolt a sérieusement entamé la confiance du public.
« Ça a été difficile, oui, les gens ont été frustrés avec Northvolt. Je les comprends »
Elle estime qu’un changement d’approche était nécessaire pour l’avenir.
« Je pense qu’on avait besoin d’un plan clair, on avait besoin de donner de la prévisibilité au secteur, on avait besoin aussi d’être capable d’amener tout le monde en accord sur l’approche, c’est-à-dire autant les syndicats, l’industrie que le milieu environnemental »

Reste maintenant à voir si ces nouvelles mesures suffiront à convaincre les investisseurs… et à redonner confiance aux Québécois dans l’avenir de la filière batterie.
- https://www.24heures.ca/2026/02/05/ottawa-veut-relancer-la-filiere-batterie-au-quebec-malgre-lechec-de-northvolt



