Ottawa renonce aux quotas… découvrez sa nouvelle promesse

L’annonce est tombée ce jeudi à Ottawa, dans un contexte déjà tendu pour l’industrie automobile canadienne. Entre la guerre commerciale avec les États-Unis et la transition énergétique, le gouvernement Carney a choisi de frapper un grand coup.
Une décision attendue par certains, redoutée par d’autres, qui marque une rupture claire avec la ligne suivie ces dernières années. Mais au-delà du symbole politique, ce sont surtout les conséquences concrètes qui intriguent.
Jusqu’ici, le Canada s’était engagé sur une trajectoire très ambitieuse. Le précédent gouvernement libéral voulait voir 20 % des ventes de véhicules être électriques dès cette année, avec un objectif de 100 % en 2035. Une feuille de route claire, mais contestée par une partie de l’industrie.
Dans le même temps, la pression montait sur les consommateurs, confrontés à des prix élevés, à des infrastructures inégales et à des choix parfois limités. Le changement de ton d’Ottawa était donc surveillé de près.
Finalement, la nouvelle est tombée : le gouvernement Carney met officiellement fin aux quotas de vente de voitures électriques. Un abandon assumé de l’héritage Trudeau, accompagné d’un retour massif des subventions à l’achat.

Ottawa injectera 2,3 milliards de dollars pour soutenir l’achat de 840 000 véhicules électriques. Les consommateurs pourront bénéficier d’un rabais de 5 000 $ pour un véhicule électrique de moins de 50 000 $, et jusqu’à 2 500 $ pour un véhicule hybride rechargeable.
Ces aides entreront en vigueur dès le 16 février, mais elles ne dureront pas éternellement. Les montants diminueront progressivement jusqu’en 2030, selon un principe simple : premier arrivé, premier servi. L’enveloppe n’est pas illimitée.
Autre condition clé : seules les voitures fabriquées au Canada ou dans un pays ayant un accord de libre-échange avec Ottawa seront admissibles. Les véhicules électriques chinois importés sont donc exclus du programme.
Pour compenser l’abandon des quotas, le gouvernement promet des normes d’émissions plus strictes. Selon Ottawa, ces règles équivaudraient à 75 % de ventes de VE en 2035 et 90 % en 2040.
Mais un flou persiste. Le fédéral reconnaît lui-même que ces chiffres ne reposent sur aucun modèle définitif. En clair, la méthode précise pour atteindre ces objectifs n’est pas encore connue.
Ce virage laisse donc l’industrie et les consommateurs dans l’attente. Les subventions pourraient relancer l’intérêt à court terme, mais l’absence de cadre clair sur les futures règles d’émissions soulève déjà des questions.
Une chose est certaine : le Canada vient de changer de stratégie. Reste à voir si ce nouveau pari tiendra la route, autant pour l’environnement que pour le portefeuille des automobilistes.
- https://www.guideautoweb.com/articles/81062/retour-des-aides-a-l-achat-des-vehicules-electriques


