Patricia Paquin revient sur un congédiement qu’elle qualifie de violent

Elle en avait parlé brièvement à l’époque. Mais cette fois, Patricia Paquin a décidé d’aller plus loin. Invitée au balado On vide notre sac, animé par son amie Anaïs Favron, elle est revenue sans filtre sur un épisode qui l’a profondément marquée.
Dès les premières minutes, le sujet sensible est mis sur la table : son départ de Rythme FM en août 2024. À ce moment-là, elle animait Les Filles du lunch aux côtés de Marie-Ève Janvier. L’annonce de son congédiement avait surpris bien des auditeurs… et elle la première.
Finalement, Patricia Paquin raconte avoir appris la nouvelle alors qu’elle était en vacances à Walt Disney avec sa famille.
«C’est ma gérante qui m’a appelé. Je sortais de la piscine à Walt Disney, puis je vois que j’ai un message le vendredi, genre il est cinq heures le soir (…) j’ai regardé mon ami, j’ai fait: C’est soit une très bonne nouvelle ou soit une vraiment mauvaise nouvelle, comme par instinct, tu sais. Et j’ai appelé, puis effectivement elle a dit: Bon, bien Patricia, je t’annonce que lundi tu ne rentres pas à la radio, c’est terminé. Puis là, tu fais comme: Ah, bon, d’accord»
Un choc brutal, surtout qu’un contrat avait été signé et qu’elle croyait être de retour en ondes. Elle décrit la situation avec des mots lourds de sens.
«Ça reste que c’est… Il y a une violence là-dedans. Il y a une violence parce que c’est ton quotidien, c’est tes amis. (…) C’est violent. Puis, c’est un deuil.»
Elle poursuit en évoquant la manière dont tout s’est déroulé, ce qui l’a particulièrement blessée.
«Tu ne peux pas me dire, un mois avant, aux funérailles de mes parents, de m’envoyer un bouquet de fleurs puis de me dire: On est là pour toi, puis un mois après me sacrer à la porte. C’est violent (…) Moi, plus personne ne me parle après ça.»
Malgré tout, elle affirme comprendre l’aspect business derrière la décision. Elle insiste aussi sur le fait qu’elle n’a jamais souhaité que ses collègues quittent par solidarité.
«Oh non, non, non, non (…) on est tous des travailleurs autonomes, on a besoin de travailler.»
Si elle admet qu’un geste collectif aurait été «grandiose», elle précise qu’elle n’a jamais rêvé à un tel scénario.
Depuis son départ, Maripier Morin a pris sa place à l’émission. Marie-Ève Janvier s’est ensuite retirée temporairement pour une pause professionnelle, remplacée actuellement par Sébastien Benoit.
Avec franchise et émotion, Patricia Paquin démontre que derrière les décisions médiatiques se cachent souvent des blessures bien réelles. Pour elle, ce congédiement n’a pas été qu’un simple changement de poste : c’était un véritable deuil.


