Tiques au Québec : 2026, la liste des municipalités à risque s’allonge

Il vaudrait mieux prévoir du chasse-bibittes cet été : la situation liée à la maladie de Lyme au Québec évolue encore.
L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a élargi de manière importante, pour 2026, la liste des zones considérées comme à risque. On y ajoute maintenant 174 municipalités supplémentaires classées comme secteurs endémiques. Dans ces territoires, une prophylaxie post-exposition (PPE) peut être envisagée à la suite d’une piqûre de tique.
Les autorités de santé publique observent aussi une hausse soutenue des cas de maladie de Lyme. En 2025, 1 021 infections ont été signalées, dont 927 auraient été contractées localement.
Parallèlement, la présence de la tique à pattes noires progresse et gagne du terrain dans plusieurs secteurs du sud de la province. Face à cette expansion, les organismes de santé élargissent progressivement leurs zones de surveillance.
Les principaux changements en 2026
En 2026, la carte des zones endémiques connaît une transformation majeure, particulièrement dans certaines régions. En Chaudière-Appalaches, par exemple, on passe de seulement 2 municipalités concernées en 2025 à 53 cette année. Plusieurs localités de la Capitale-Nationale, de l’Outaouais, des Laurentides, de la Mauricie et du Centre-du-Québec font également leur entrée dans la liste pour la première fois.
De leur côté, l’Estrie, Montréal, Laval, Lanaudière et la Montérégie se retrouvent maintenant entièrement incluses dans les zones considérées à risque.
Cette hausse importante s’explique par une révision de la méthodologie utilisée par l’INSPQ. Le périmètre pris en compte autour des zones déjà touchées est passé de 20 à 50 kilomètres. À cela s’ajoute l’intégration d’un nouvel indicateur climatique permettant de mieux évaluer les conditions favorables à l’implantation de la tique à pattes noires.
Résultat : une expansion marquée de la carte, qui ne devrait toutefois pas être mise à jour annuellement, puisqu’elle restera stable jusqu’en 2029.
La prophylaxie post-exposition (PPE) est un traitement préventif pouvant être administré après une piqûre de tique, mais seulement si certaines conditions sont respectées : la morsure doit s’être produite dans une zone considérée comme endémique, la tique doit être demeurée fixée à la peau pendant environ 24 heures ou plus, et le traitement doit être amorcé dans un délai maximal de 72 heures après son retrait. Si ces critères sont remplis, il est possible de consulter directement un pharmacien.
Même si une PPE n’est pas recommandée, il est important de rester attentif à l’apparition de symptômes dans les jours et semaines qui suivent. Le signe le plus typique est l’érythème migrant, une rougeur en forme d’anneau qui s’élargit progressivement autour de la zone de la piqûre. Cette marque, généralement indolore et sans démangeaison, apparaît entre 3 et 30 jours après l’exposition.
Comme la piqûre passe souvent inaperçue, plusieurs personnes ne réalisent pas avoir été exposées. En cas de doute ou de symptômes inhabituels, il est recommandé de consulter un professionnel de la santé.
- https://www.narcity.com/fr/tiques-quebec-2026-nouvelles-municipalites-zone-risque-maladie-lyme


