
La nuit de dimanche à lundi restera gravée comme l’une des plus sombres de l’histoire récente de l’aviation civile entre Montréal et New York. Ce qui devait être un vol de routine, une simple liaison de moins d’une heure reliant deux métropoles dynamiques, s’est transformé en un scénario d’horreur sur le tarmac de l’un des aéroports les plus fréquentés au monde. Alors que les passagers commençaient à peine à réaliser qu’ils étaient au sol, un impact d’une violence inouïe a brisé le destin de ceux qui se trouvaient aux commandes.
Dans les premières heures suivant la collision, les autorités sont restées prudentes, laissant planer un voile de mystère sur l’identité des victimes. On savait que l’appareil, un avion de Jazz Aviation opérant pour Air Canada, avait percuté un véhicule d’urgence dans des circonstances nébuleuses. Mais ce n’est que cet après-midi que la dimension humaine de cette tragédie a frappé le Québec de plein fouet, révélant que l’une des trajectoires brisées trouvait ses racines ici même, en sol montérégien.
Un enfant de chez nous parmi les victimes

Le commandant de bord du vol AC8646 a été identifié comme étant Antoine Forest, un homme de seulement 30 ans originaire de Coteau-du-Lac. Ce jeune pilote, décrit par ses pairs comme étant au début d’une carrière prometteuse, a perdu la vie aux côtés de son copilote, Mackenzie Gunther. Selon les experts en aviation, dont le pilote Benoît Laplante, l’impact avec le camion de pompiers a été tel que les deux hommes n’avaient « aucune chance » de s’en sortir, l’habitacle de l’avion ayant été directement exposé lors du choc.
Un terrible malentendu sur la piste
Comment un tel drame a-t-il pu se produire à l’aéroport LaGuardia ? Les enregistrements de la tour de contrôle, rendus publics sur les réseaux sociaux, pointent vers une erreur de communication fatale. On y entend un contrôleur aérien autoriser un véhicule à traverser une portion du tarmac avant de réaliser l’imminence de l’impact : « Stop, Truck 1. Stop ! », hurle-t-il, mais il était déjà trop tard. Le camion de pompiers se rendait sur les lieux d’un autre incident mineur impliquant un vol de United Airlines lorsqu’il a croisé la route de l’avion en provenance de Montréal.
Le bilan d’une nuit d’angoisse
New CCTV video shows Air Canada Express flight AC8646 crashing into rescue truck at LaGuardia Airport pic.twitter.com/rgRiEvDqLP
— Breaking Aviation News & Videos (@aviationbrk) March 23, 2026
Parmi les 72 passagers et les quatre membres d’équipage à bord, on dénombre une quarantaine de blessés, dont la majorité a déjà pu quitter l’hôpital. Si le miracle est bien réel pour ceux qui se trouvaient dans la cabine, le Québec pleure aujourd’hui un jeune professionnel parti beaucoup trop tôt. Pour la communauté de Coteau-du-Lac et pour l’ensemble du milieu de l’aviation, le départ d’Antoine Forest laisse un vide immense et soulève des questions cruciales sur la gestion des communications au sol dans les aéroports internationaux.
L’enquête du NTSB se poursuit pour déterminer les responsabilités exactes dans cette chaîne d’erreurs qui a mené au pire.
Face à cette tragédie humaine, croyez-vous que la technologie actuelle devrait être capable d’empêcher de telles erreurs de communication au sol, ou le facteur humain restera-t-il toujours le maillon faible ? Vos pensées accompagnent sans doute les familles des victimes aujourd’hui.
- https://www.narcity.com/fr/air-canada-accident-new-york-identite-pilotes


