« Un cauchemar absolu » : une voiture s’écrase dans leur piscine, trois jeunes retrouvés noyés à Alès

La ville d’Alès, dans le Gard, est sous le choc après un drame d’une rare violence. Trois jeunes âgés de 14, 15 et 19 ans ont perdu la vie dans un accident tragique survenu dans la nuit du 3 décembre. Leur voiture, après une sortie de route incontrôlée, a terminé sa course… dans la piscine d’une maison familiale.
À l’aube, les propriétaires découvrent la scène macabre : un véhicule immergé, et à l’intérieur, les corps sans vie des trois adolescents. « On n’a pas compris tout de suite. C’est un cauchemar… On est choqué », raconte Stéphanie, la propriétaire, encore bouleversée. « On ne pourra plus vivre ici », ajoute-t-elle, submergée par l’émotion.
Selon les premières informations de France Info, la voiture aurait quitté la chaussée dans un virage réputé dangereux avant de percuter le muret de la propriété. Le véhicule se serait retourné puis aurait coulé directement dans la piscine, piégeant ses occupants dans l’habitacle inondé.
Les enquêteurs évoquent une combinaison de vitesse excessive et de substances illicites. À l’intérieur du véhicule, ils ont retrouvé des bouteilles de protoxyde d’azote, de l’alcool et du cannabis — laissant supposer que le conducteur, âgé de seulement 14 ans, n’était pas en état de maîtriser le véhicule.
Le jeune de 15 ans venait quant à lui de fuguer d’un établissement de la protection judiciaire de la jeunesse, où il avait été placé quelques jours plus tôt.
Stéphanie, qui habite la maison depuis sept ans, dénonce un
danger connu mais ignoré.
« Ça fait des années qu’on demande à la mairie de sécuriser
cette rue. Je disais toujours : un jour, ça arrivera. Et voilà…
Trois enfants qui perdent la vie, c’est inadmissible. »
Le maire d’Alès, Christophe Rivenq, affirme que des aménagements comme une zone 30 km/h ont été mis en place, mais reconnaît que certains automobilistes « dépassent largement les limites ».
Protoxyde d’azote, voiture dans une piscine, route glissante : ce que l’on sait de la mort de trois jeunes à Alès
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La tragédie a profondément marqué la famille qui réside dans la
maison.
« Je pense à ces parents, à ces familles endeuillées. Ce n’est
pas le cycle normal de la vie d’enterrer ses enfants… »,
témoigne Stéphanie, la voix brisée. L’un des adolescents était même
connu de la famille : « Il était à l’école avec mes enfants. Je
connais son père. »
Aujourd’hui, la famille dit ne plus se sentir capable de vivre dans cette maison qui porte désormais la trace d’une scène insoutenable.



