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Un ex-comédien d’Unité 9 plaide coupable après avoir attaqué un photographe avec une marchette
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Un ex-comédien d’Unité 9 plaide coupable après avoir attaqué un photographe avec une marchette

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Un nouveau chapitre s’ajoute à la longue saga judiciaire de Ugochukwu Chijoke Onyechekwa, mieux connu du public québécois sous le nom de scène Goûchy Boy. L’ancien comédien de Unité 9 a plaidé coupable lundi au palais de justice de Longueuil à une accusation de voies de fait armées.

L’homme de 54 ans a reconnu avoir agressé Pierre-Paul Poulin, photographe au Journal de Montréal, lors d’un incident survenu en mai 2024. Ce qui avait particulièrement marqué l’opinion publique à l’époque, c’est la nature de l’arme utilisée : sa propre marchette.

Celui qui incarnait autrefois l’agent correctionnel Koffi Yatabéré se retrouve aujourd’hui bien loin de l’image d’autorité qu’il projetait à l’écran.

Le contraste était frappant lors de sa comparution du lundi 16 février 2026. Masqué, appuyé sur une canne et affichant une attitude nettement plus posée qu’au moment des faits, Goûchy Boy a admis sa culpabilité sans contestation.

L’accusation, poursuivie par voie sommaire, entraînera une audience sur la détermination de la peine le mois prochain. Une décision qui vise à clore un dossier dont les images avaient fait le tour des réseaux sociaux.

Les événements remontent au 8 mai 2024, dans les couloirs du palais de justice de Longueuil. Ce jour-là, Goûchy Boy se présente au tribunal pour connaître sa sentence dans un dossier d’agression sexuelle. La tension est palpable, les médias sont nombreux et se trouvent dans la zone qui leur est réservée.

À sa sortie d’un cubicule, l’ex-comédien perd soudainement son sang-froid. Agacé par la présence des caméras, il s’adresse aux journalistes en lançant :

« Tassez-vous câlisse ! »

Il projette ensuite violemment sa marchette en direction du groupe de journalistes. L’objet métallique frappe Pierre-Paul Poulin à la jambe. La scène, filmée sous plusieurs angles, provoque une onde de choc.

L’acteur est immédiatement maîtrisé et arrêté par les constables spéciaux du palais de justice. Des journalistes présents, dont Yves Poirier, rappellent alors que le photographe se trouvait parfaitement dans son droit.

Ce geste de colère survient dans un contexte judiciaire extrêmement chargé. Le jour même de l’agression à la marchette, Goûchy Boy avait été condamné à 21 mois de prison pour une agression sexuelle datant de 2018.

Or, ce verdict sera par la suite annulé par la Cour d’appel, qui ordonnera un nouveau procès en raison d’une erreur de droit. En septembre dernier, l’acteur sera finalement acquitté, la plaignante ayant refusé de témoigner à nouveau.

Comme si cela ne suffisait pas, il avait également été acquitté en janvier 2025 dans un autre dossier d’agression sexuelle impliquant une adolescente, des faits remontant aux années 1990. Bien que le juge ait qualifié les accusations de « probables », le doute raisonnable a joué en sa faveur.

Contrairement aux dossiers précédents, l’attaque contre le photographe ne laissait que peu de place à la contestation. Filmé de toutes parts, l’incident constituait une preuve accablante.

En plaidant coupable, Goûchy Boy espère désormais tourner la page. Un arrêt conditionnel a d’ailleurs été prononcé sur l’accusation de harcèlement criminel qui pesait également contre lui.

Il connaîtra sa sentence officielle le mois prochain.

 

Si l’ancien acteur a échappé à la prison dans ses dossiers les plus graves, cet épisode restera comme l’un des moments les plus marquants — et les plus troublants — de sa chute publique.

Un geste impulsif, capté en direct, qui contraste cruellement avec la carrière télévisuelle qui l’avait fait connaître du grand public.

 

 

 

 

Source : mondedestars

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