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Une intelligence artificielle s’occupe seule d’une plante… et elle est toujours en vie après plus d’un mois
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Une intelligence artificielle s’occupe seule d’une plante… et elle est toujours en vie après plus d’un mois

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Martin DeVido, un développeur passionné d’intelligence artificielle et de robotique, a récemment mené une expérience fascinante et résolument tournée vers l’avenir : confier entièrement la survie d’une plante à une IA, sans aucune intervention humaine. Son objectif ? Tester les capacités concrètes d’un modèle d’IA, en dehors des écrans et des environnements numériques, dans le monde réel, face à des contraintes physiques bien réelles — comme l’eau, la lumière, la température et les aléas matériels. Pour cela, il a utilisé Claude, le modèle d’IA développé par Anthropic, une entreprise spécialisée dans les intelligences artificielles avancées. L’IA a été mise aux commandes d’un système automatisé destiné à surveiller et à maintenir en vie une plante de tomate, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Une surveillance complète et autonome

Le système, entièrement géré par Claude, était chargé de contrôler une série de paramètres cruciaux à la survie de la plante :

  • La température ambiante
  • Le taux d’humidité
  • Les niveaux de CO₂
  • L’humidité du sol
  • L’état des feuilles, à travers des images analysées par vision par ordinateur

Toutes les 15 à 30 minutes, l’IA analysait les données en temps réel, identifiait les éventuels écarts par rapport aux seuils optimaux, et prenait des décisions autonomes : ajuster la lumière, activer un ventilateur, arroser ou réchauffer la plante.

Une crise critique maîtrisée par l’IA

Mais ce qui a véritablement démontré la robustesse et le potentiel d’une IA dans la gestion de systèmes physiques, c’est la manière dont Claude a réagi à une panne majeure.

Un crash matériel soudain a entraîné l’arrêt de la lumière, du chauffage et de la ventilation — mettant ainsi la plante en danger immédiat. Dans un tel scénario, une réponse humaine rapide aurait été nécessaire. Sauf que dans cette expérience, aucun humain n’était censé intervenir.

Claude a détecté le dysfonctionnement, a analysé les priorités, et a rétabli les fonctions vitales dans un ordre stratégique : d’abord la chaleur, ensuite l’aération, puis l’éclairage. Cette prise de décision rapide a permis d’éviter le pire et de stabiliser la plante en quelques minutes à peine.

36 jours plus tard : une plante saine et en pleine croissance

Aujourd’hui, plus de 36 jours après le début de l’expérience, la plante est toujours vivante, en santé, et continue de croître. Elle représente un symbole modeste mais puissant des nouvelles capacités des intelligences artificielles : non seulement gérer des données numériques, mais aussi interagir intelligemment avec le monde physique.

L’avenir de l’IA passe-t-il par le monde réel ?

Cette expérience ouvre une fenêtre sur le futur de l’intelligence artificielle, où des modèles comme Claude pourraient être utilisés non seulement pour rédiger des textes ou générer du code, mais aussi pour :

  • Superviser des serres automatisées
  • Assister des personnes âgées ou handicapées
  • Gérer des infrastructures énergétiques
  • Assurer la maintenance de systèmes critiques

Martin DeVido a montré qu’un modèle d’IA généraliste, bien entraîné et bien intégré à un écosystème matériel, pouvait prendre des décisions complexes et agir avec efficacité, même dans des situations d’urgence.

Conclusion

L’initiative de Martin DeVido, aussi simple qu’elle puisse paraître, souligne une évolution majeure : les intelligences artificielles ne sont plus confinées à l’univers virtuel. Elles commencent à interagir avec le réel, à s’occuper du vivant, et peut-être bientôt… à le protéger.

Une chose est sûre : si une IA peut déjà s’occuper d’une plante seule pendant plus d’un mois, que pourra-t-elle faire demain pour l’environnement, l’agriculture ou notre quotidien ?

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