Grand Prix de Montréal : la météo pourrait changer bien des plans

L’ambiance commence déjà à monter à Montréal à l’approche du Grand Prix du Canada. Entre les terrasses bondées, les rues animées et les amateurs de Formule 1 venus des quatre coins du monde, la métropole s’apprête à vivre l’un de ses week-ends les plus attendus de l’année. Mais cette fois, un autre élément risque aussi de voler la vedette : la météo.
Même si aucun scénario catastrophique n’est envisagé pour le moment, les prévisions laissent entrevoir un week-end loin d’être complètement tranquille. Les équipes, les pilotes et même les spectateurs devront garder un œil attentif vers le ciel tout au long des festivités.
Rappelons que le circuit Gilles-Villeneuve est reconnu pour amplifier les moindres changements de conditions. Une piste légèrement plus froide, un peu d’humidité ou quelques rafales de vent peuvent rapidement transformer une séance ordinaire en véritable casse-tête stratégique. Et avec les murs très près de la piste, l’erreur pardonne rarement à Montréal.
Le fameux mur des champions, notamment, devient particulièrement redoutable lorsque la chaussée est humide. Même une faible pluie peut rendre certaines portions du circuit extrêmement glissantes et compliquer les freinages.
Vendredi devrait toutefois offrir un départ idéal au week-end avec beaucoup de soleil et des températures autour de 18 à 19 degrés. Des conditions presque parfaites pour les essais et pour les milliers de fans qui voudront profiter de l’ambiance festive dans la ville.
Mais tranquillement, les choses pourraient changer.
Et c’est surtout pour la journée la plus importante du week-end que les prévisions deviennent plus nerveuses.
Finalement, les prévisions indiquent que les nuages devraient s’installer samedi pendant les qualifications, avant qu’un risque de pluie fasse son apparition dimanche lors de la course. Les températures pourraient aussi chuter jusqu’à environ 15 degrés, un mercure un peu frais pour les pilotes et surtout plus complexe pour la gestion des pneus.
Selon les informations publiées par MétéoMédia, les probabilités de pluie tourneraient actuellement autour de 40 % dimanche. Rien d’extrême pour l’instant, mais suffisamment pour compliquer les décisions stratégiques des écuries.
Les changements météo pourraient d’ailleurs complètement bouleverser les stratégies de course. À Montréal, un simple passage nuageux ou quelques gouttes de pluie suffisent parfois à forcer des arrêts aux puits imprévus et à modifier le choix des pneus en pleine course.
Certaines écuries pourraient aussi profiter davantage des températures plus fraîches, alors que d’autres risquent d’avoir plus de difficulté à faire chauffer leurs pneus rapidement.
Le météorologue Benoit Chartier résume d’ailleurs très bien l’ambiance attendue :
« Pas de week-end de déluge en vue, mais assez de nuages, un peu de fraîcheur et un risque d’averses juste assez présent pour garder les spectateurs et surtout les pilotes en haleine. »
Le spécialiste rappelle également que Montréal adore garder un certain suspense météo pendant ses grands événements estivaux. Et le Grand Prix ne semble pas vouloir faire exception cette année.
Les amateurs présents sur place devront probablement prévoir un peu de tout dans leurs sacs : lunettes de soleil, veste légère et peut-être même un imperméable. Le site étant entouré d’eau et particulièrement exposé au vent, la sensation de fraîcheur pourrait rapidement surprendre certains spectateurs.
L’histoire du Grand Prix du Canada a déjà été marquée par plusieurs courses où la météo avait complètement changé le scénario prévu. Et même lorsqu’il ne tombe que quelques gouttes, Montréal réussit souvent à offrir des courses imprévisibles.
Une chose semble certaine : même si la météo ne menace pas le déroulement du Grand Prix, elle pourrait clairement influencer le spectacle sur la piste. À Montréal, le spectacle ne se joue jamais seulement sur la piste.
- https://www.meteomedia.com/fr/nouvelles/meteo/previsions/week-end-du-grand-prix-un-evenement-pourrait-gacher-la-finale



