
Les usagers du transport en commun espéraient enfin un peu de répit.
Mais voilà qu’une nouvelle menace de grève plane au-dessus de la STM.
Depuis mars 2024, les quelque 2 400 employé·e·s d’entretien négocient avec la direction.
Et malgré des mois de discussions, aucune entente n’a été conclue.
Rappelons que depuis juin 2025, quatre débrayages ont déjà eu lieu.
Les interruptions de service avaient frappé fort, surtout en dehors des heures de pointe.
Finalement, le climat semble encore plus tendu.
Dans un bulletin syndical diffusé le 12 février, les membres ont appris que la STM s’était retirée des discussions récentes et maintient une proposition salariale sur cinq ans jugée insuffisante par le syndicat.
Au-delà des salaires, deux enjeux majeurs bloquent toujours :
- Les modifications aux indemnités en cas de lésions professionnelles
- La volonté de confier certains travaux d’entretien et de nettoyage à des entreprises privées
Le ton du syndicat est clair :
« Notre travail vaut plus. Nos acquis ne sont pas à vendre »
Bruno Jeannotte, président du syndicat représentant les employé·e·s d’entretien, a indiqué à The Gazette que la STM refuse de se présenter à la table de négociation depuis deux semaines.
Il prévoit demander l’autorisation d’un nouveau débrayage au Tribunal administratif du travail la semaine prochaine.
Comme le transport en commun est considéré comme un service essentiel, toute grève doit d’abord être approuvée par le Tribunal.
Si la demande est acceptée, le débrayage pourrait survenir dès la première semaine de mars.
Pour les Montréalais, cela pourrait signifier des interruptions majeures du métro et des autobus, comme celles vécues en juin, septembre et novembre 2025.
Pour l’instant, rien n’est confirmé.
Mais une chose est certaine : si les pourparlers demeurent dans l’impasse, Montréal pourrait encore vivre des déplacements compliqués très bientôt.


